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Bahreïn: 7 suspects arrêtés pour la mort d'un policier, un village assiégé

21/10/2012 12:02 EDT | Actualisé 21/12/2012 05:12 EST

Les autorités bahreïnies ont annoncé dimanche l'arrestation de sept suspects dans l'attaque ayant coûté la vie jeudi soir à un policier dans un village chiite, soumis depuis à un siège selon l'opposition.

Les sept suspects ont été déférés devant le parquet et les recherches se poursuivaient pour en retrouver d'autres après l'attaque à la bombe artisanale à Eker, un village chiite au sud de Manama, qui avait tué vendredi un policier et blessé un autre, a affirmé l'autorité des Affaires de l'information dans un communiqué.

"Les mesures de sécurité mises en place à Eker sous forme de points de contrôle (...) ont pour but de vérifier l'identité de ceux qui entrent et sortent du village" à la recherche de suspects, a déclaré un chef de la police, cité dans le communiqué.

Mais l'opposition a dénoncé un "siège" imposé à Eker et affirmé qu'une délégation d'opposants, de militants et de médecins avait été empêché dimanche par la police d'entrer dans le village pour "briser ce siège", selon un communiqué publié par la principale formation de l'opposition chiite, Al-Wefaq.

Dix ONG et groupes de l'opposition ont adressé dimanche un message au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon l'appelant à intervenir pour obtenir "une levée du siège d'Eker".

"Les forces de sécurité empêchent, pour la troisième journée consécutive, l'entrée des secours et des vivres" à Eker où des perquisitions sont menées et des arrestations opérées, selon les signataires du message reproduit dans un communiqué du Wefaq.

Selon ce communiqué, le message a été remis au bureau de l'ONU à Manama malgré des barrages policiers et militaires mis en place sur les axes routiers conduisant à ce bureau pour empêcher une manifestation à laquelle a appelé l'opposition.

Bahreïn est secoué depuis l'an dernier par un mouvement de contestation, animé par des chiites, majoritaires dans le pays dirigé par une monarchie sunnite, qui réclament une monarchie constitutionnelle avec un Premier ministre issu de la majorité parlementaire.

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), 80 personnes ont trouvé la mort depuis le début de la révolte.

Le ministère bahreïni de l'Intérieur a affirmé pour sa part que 700 personnes avaient été blessées, parmi lesquelles des officiers de police.

bur/tm/sbh

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