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Le FMI assure que l'impact de l'austérité n'a pas été sous-estimé en Irlande

20/10/2012 10:23 EDT | Actualisé 20/12/2012 05:12 EST

Le FMI a assuré samedi que l'impact des plans d'austérité sur la croissance en Irlande, exigés en contrepartie de son renflouement en 2010, n'avait pas été sous-estimé comme dans d'autres pays en Europe.

"Il n'y a pas de preuve tangible" que la réduction des déficits en Irlande pèse plus que prévu sur la reprise économique, a estimé le Fonds après avoir récemment reconnu que l'effet de certains plans d'austérité en Europe, notamment en Grèce, avait été sous-évalué.

"Avec des banques plombées par la dette, des ménages et des entreprises en difficulté et une faible progression des échanges commerciaux avec ses partenaires, d'autres facteurs que la réduction des déficits ont pesé sur la croissance en Irlande", écrit le Fonds monétaire international dans un communiqué.

Dans un rapport publié début octobre, le FMI, qui participe au renflouement de trois pays de la zone euro, avait assuré avoir parfois sous-évalué le "coefficient" traduisant l'impact de l'ajustement budgétaire, relançant le débat sur les vices et les vertus de l'austérité en Europe.

L'Irlande, dont les banques avaient été durement frappées par la crise financière, avait dû demander fin 2010 une aide à ses partenaires européens et au FMI qui lui avaient accordé une ligne de crédit d'un montant total de 85 milliards d'euros, assorties de conditions draconiennes.

Après deux ans d'austérité, l'Irlande a renoué avec une croissance "fragile", selon le FMI, marqué par un taux de chômage avoisinant les 15% de la population active.

La Grèce et le Portugal, les deux autres pays de la zone euro placés sous assistance internationale, sont toujours dans la récession.

jt/rap

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