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La presse libanaise craint "le pire" après l'assassinat d'un responsable

20/10/2012 03:13 EDT | Actualisé 19/12/2012 05:12 EST

La presse libanaise était unanime samedi pour dire que le pays devait s'attendre au "pire" après l'assassinat du chef des renseignements de la police honni par le régime syrien.

Le général Wissam al-Hassan, tué vendredi dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth, était le "fer de lance contre le régime syrien" écrit le quotidien An-Nahar, en raison de son rôle d'enquêteur dans de nombreux attentats qui ont secoué le Liban depuis 2005 et dans lequel Damas a été pointé du doigt.

L'assassinat, le premier du genre depuis 2008, a "transporté le Liban d'une rive à une autre, avec tous les dangers qui guettent la stabilité et la sécurité", poursuit le quotidien proche de l'opposition libanaise hostile à Damas.

"Les répercussions politiques commencent à prendre des dimensions exceptionnelles", d'après le journal.

"La paix civile en danger" titrait pour sa part as-Safir, qualifiant le général assassiné d'"artisan de la sécurité".

"Demain ne sera pas comme hier. L'assassinat de Wissam al-Hassan ne sera pas un fait passager. Il transporte le Liban d'une période où il attendait le pire à une période où il vit le pire des dangers", renchérit le quotidien.

Le conseil des ministres libanais doit tenir une "réunion urgente" samedi en présence des différents services de sécurité, au lendemain de l'appel de l'opposition à la démission du gouvernement, où le Hezbollah chiite, allié de Damas joue un rôle prédominant.

Une journée de deuil a été décrétée pour samedi.

Le chef des renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI) était un musulman sunnite proche du chef de l'opposition Saad Hariri.

M. Hariri, ex-Premier ministre, a accusé nommément le président syrien Bachar al-Assad, confronté depuis 19 mois à une révolte populaire qui s'est transformée en conflit armé, d'être derrière l'attentat.

Damas a été déjà pointé du doigt dans une série d'attentats et d'assassinats qui avaient visé entre 2005 et 2008 des personnalités politiques en majorité hostiles à Damas, notamment l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, père de Saad.

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