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La famille du général tué rentre au Liban, Hariri appelle à des obsèques "massives"

20/10/2012 11:57 EDT | Actualisé 20/12/2012 05:12 EST

La famille du responsable assassiné Wissam al-Hassan est rentrée samedi à Beyrouth pour prendre part dimanche à ses funérailles auxquelles le chef de l'opposition Saad Hariri a appelé les Libanais à "participer massivement".

Le général Hassan, tué vendredi dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth, sera inhumé dans le mausolée de son mentor, l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, lui-même assassiné dans un attentat à Beyrouth en 2005, selon le chef des Forces de sécurité intérieure (FSI), la police libanaise, Achraf Rifi.

En pleurs, la femme de la victime, Anna et ses deux fils, Mazen (17 ans) et Maged (12 ans), sont arrivés à l'aéroport international de Beyrouth à bord d'un avion privé en provenance de Paris, où ils étaient installés, le général se savant visé et voulant protéger sa famille selon des responsables.

Leur arrivée a été retransmise en direct par les télévisions locales. Le général Hassan était rentré la veille de son assassinat, de Paris où il avait passé quelques jours avec sa famille.

Les funérailles se dérouleront après la prière musulmane vers 16H00 (13H00 GMT), à la mosquée Al-Amine dans le centre ville de Beyrouth, près du mausolée, a précisé le général Rifi.

Fils de Rafic Hariri, Saad, qui a accusé le régime syrien d'être derrière l'assassinat de Wissam al-Hassan, a appelé les Libanais "à participer massivement" aux funérailles.

"Chacun de vous est appelé à participer (aux obsèques) de Wissam al-Hassan qui a protégé le Liban du complot de Bachar al-Assad et d'Ali Mamlouk (chef des renseignements syriens)", a affirmé M. Hariri à une chaîne de télévision libanaise.

Le général Hassan, le plus haut responsable de sécurité libanais assassiné depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), a joué un rôle majeur dans l'enquête sur des attentats qui ont visé entre 2005 et 2008 de nombreuses personnalités libanaises hostiles à Damas, dont M. Hariri.

Il était la bête noire du régime syrien de Bachar al-Assad, qu'il soupçonnait d'être derrière cette série d'attentats.

Samedi, le Premier ministre Najib Mikati a fait un lien entre le meurtre du général Hassan et la découverte par ses services d'un complot attribué aux renseignements syriens, visant à susciter des tensions confessionnelles au Liban par l'organisation de divers attentats.

Le général avait arrêté le 9 août l'ex-ministre Michel Samaha, partisan du régime syrien, accusé d'avoir introduit des explosifs au Liban à l'instigation d'Ali Mamlouk.

En octobre 2010, la justice syrienne avait émis un mandat d'arrêt contre 33 personnalités libanaises, dont le général Hassan, pour faux témoignages dans l'assassinat de Rafic Hariri.

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