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20/10/2012 04:12 EDT | Actualisé 19/12/2012 05:12 EST

Koweït/amendement de la loi électorale: l'opposition appelle à manifester

L'opposition koweïtienne a appelé à manifester dimanche, après une décision de l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, d'amender la loi électorale, ont annoncé samedi les organisateurs.

La manifestation sous le slogan "la dignité d'une nation" est prévue tard dimanche devant le Palais de Seif abritant les bureaux de l'émir, du prince héritier et du gouvernement situé en bord de mer, ont indiqué les organisateurs sur Twitter.

Cheikh Sabah a ordonné vendredi au gouvernement d'amender la loi électorale, une décision dénoncée au sein de l'opposition comme une "déclaration de guerre"

"J'ai ordonné au gouvernement d'introduire un amendement partiel au système de vote" dans la loi électorale, a déclaré l'émir dans une allocution télévisée, affirmant avoir pris cette décision pour "protéger l'unité nationale", la loi électorale contribuant à diviser le Koweït suivant des lignes confessionnelles et tribales.

Cette annonce a immédiatement déclenché de vives réactions au sein de l'opposition, menée par les islamistes et les nationalistes, et d'anciens membres du Parlement, qui ont confirmé leur boycott des prochaines législatives, encourageant la population à faire de même.

"C'est une déclaration de guerre du régime contre la majorité du peuple koweïtien", a dénoncé l'ancien député islamiste Walid al-Tabtabaï sur son compte Twitter.

La loi électorale, adoptée en 2006 après des manifestations organisées par l'opposition, divise le pays en cinq circonscriptions, chacune devant élire 10 députés.

Selon cette loi, chaque électeur peut voter pour un maximum de 4 candidats.

L'amendement proposé par le gouvernement veut réduire à un ou à deux le nombre de candidats que peut choisir un électeur.

Les prochaines élections législatives, les deuxièmes cette année et les cinquièmes depuis 2006, doivent se tenir avant le 7 décembre.

Aucune date n'a été pour l'instant fixée pour ce scrutin, convoqué après la dissolution le 7 octobre du Parlement par l'émir.

Membre de l'Opep (Organisation des pays producteurs de pétrole), le Koweït, première monarchie du Golfe à s'être dotée d'un Parlement élu en 1962, connaît des crises politiques à répétition depuis 2006, attribuées aux luttes de pouvoir au sein de la dynastie Al-Sabah qui règne depuis plus de 250 ans.

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