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Koweït: loi électorale amendée, scrutin anticipé le 1er décembre

20/10/2012 09:32 EDT | Actualisé 20/12/2012 05:12 EST

Le gouvernement koweïtien a approuvé samedi un amendement de la loi électorale, rejeté par l'opposition, et fixé les élections législatives anticipées au 1er décembre, selon un communiqué officiel.

"Le cabinet a approuvé un décret sur l'amendement de l'article 2 de la loi électorale portant sur le système de vote et un autre décret invitant les Koweïtiens à élire une nouvelle assemblée nationale le 1er décembre", selon le communiqué publié à la suite d'une réunion extraordinaire du gouvernement.

L'émir, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, avait ordonné vendredi au gouvernement d'amender la loi électorale, une décision dénoncée au sein de l'opposition comme une "déclaration de guerre".

L'émir avait affirmé avoir pris cette décision pour "protéger l'unité nationale", la loi électorale contribuant à diviser le Koweït suivant des lignes confessionnelles et tribales.

L'opposition islamiste et nationaliste avait appelé à manifester dimanche, après l'annonce de la décision de l'émir, malgré une ferme mise en garde du ministère de l'Intérieur contre toute protestation illégale.

La manifestation sous le slogan "la dignité d'une nation" est prévue tard dimanche devant le Palais Seif abritant les bureaux de l'émir, du prince héritier et du gouvernement situé en bord de mer, selon les organisateurs.

La loi électorale, adoptée en 2006 après des manifestations organisées par l'opposition, divise le pays en cinq circonscriptions, chacune devant élire 10 députés.

Selon cette loi, chaque électeur peut voter pour un maximum de quatre candidats.

L'amendement proposé par le gouvernement veut réduire à un ou à deux le nombre de candidats que peut choisir un électeur.

Les prochaines élections législatives sont les deuxièmes cette année et les cinquièmes depuis 2006. Le parlement avait été dissous le 7 octobre par l'émir.

Membre de l'Opep (Organisation des pays producteurs de pétrole), le Koweït, première monarchie du Golfe à s'être dotée d'un Parlement élu en 1962, connaît des crises politiques à répétition depuis 2006, attribuées aux luttes de pouvoir au sein de la dynastie Al-Sabah qui règne depuis plus de 250 ans.

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