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Italie - La Juventus dégoûte Naples sur la fin

20/10/2012 02:11 EDT | Actualisé 20/12/2012 05:12 EST

La Juventus a remporté le choc au sommet du championnat d'Italie en battant Naples (2-0) grâce à deux buts coup sur coup en fin de match, ce qui lui permet de prendre trois points d'avance sur son adversaire en tête, samedi lors de la 8e journée.

L'avantage psychologique était en jeu et la Juve a frappé fort en coulant Naples, avec deux torpilles à la fin d'un engagement assez équilibré jusqu'alors. Après un but de la tête de Martin Caceres (80) sur corner, le Français Paul Pogba a assommé le Napoli d'une volée sur un ballon mal relancé par la défense (82).

"Huit matches, sept victoires, meilleure attaque et meilleure défense, les chiffres parlent d'eux-mêmes, nous sommes une grande équipe et nous avons une organisation parfaite", a salué l'entraîneur-adjoint de la Juve, Angelo Alessio.

La Juve signe son 47e match sans défaite en Serie A, une série à cheval sur trois saisons, et a surtout montré qui était la patronne. Son incroyable rage de vaincre, innervée par Antonio Conte, lui a encore apporté la victoire. Et elle a marqué grâce à deux remplaçants.

"Notre force c'est que les joueurs qui viennent du banc peuvent toujours changer le cours d'une partie", a souligné Caceres.

Dans le jeu, les débats étaient équilibrés, et même un peu ennuyeux. L'entraîneur turinois, suspendu jusqu'en décembre, a explosé de joie en tribunes, mais il a encore vu ce qui lui manquait: un grand buteur.

Martin Caceres, qui venait d'entrer en jeu, a profité d'une hésitation de la défense napolitaine qui ne lui avait pas encore attribué de marquage, et de la superbe trajectoire trouvée par l'"Architecte" Andrea Pirlo, encore passeur décisif après ses deux offrandes en équipe d'Italie mardi contre le Danemark (3-1).

Paul Pogba s'est reposé sur son seul talent pour reprendre d'une magnifique volée un ballon mal dégagé.

Ils ont pallié le manque d'inspiration des attaquants. Sebastian Giovinco, chargé d'allumer les étincelles de fantaisie en l'absence de Mirko Vucinic, blessé, n'a pas pesé. Le petit buteur a encore déçu dans un grand match. La "Fourmi atomique" n'a eu qu'une balle de but, et il l'a expédiée de peu à côté (56).

Ses pendants en attaque, Fabio Quagliarella puis Alessandro Matri (entré à la 60e), ont été transparents. Matri a gâché un excellent service en profondeur d'Arturo Vidal en ratant son contrôle (66), un contrôle certes difficile.

Le problème reste le même pour cette Juve: elle est parfaitement organisée, très puissante physiquement, affamée de victoire, mais elle n'a pas un attaquant assez fort pour influer le destin.

Naples l'a, mais elle semblait n'avoir que cette solution samedi, et son "Matador" n'a une qu'une grosse occasion, la première du match. Edinson Cavani a frappé l'arête du but de Marco Storari sur un coup franc frappé du coin de la surface (27). Mais ce seul éclair n'a pas suffi, et la Juve n'a pas souffert de l'absence de son capitaine et gardien Gianluigi Buffon, touché avec l'équipe nationale.

Le Napoli n'a pas perdu le titre mais il lui faudra digérer cette grosse désillusion.

eba/smr

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