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Damas veut un dialogue national "loin des ingérences"

20/10/2012 12:31 EDT | Actualisé 20/12/2012 05:12 EST

Les autorités syriennes ont affirmé samedi qu'un dialogue national loin de toute ingérence était la seule voie pour sortir de la crise en Syrie, après un entretien à Damas entre le chef de la diplomatie Walid Mouallem et le médiateur international Lakhdar Brahimi qui veut une trêve.

MM. Brahimi et Mouallem ont discuté de "l'arrêt des violences (...) afin de préparer le climat à un dialogue global syrien, qui selon le gouvernement est la seule voie pour sortir (de la crise), loin de toute intervention étrangère", indique le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les deux hommes ont évoqué les obligations des autres parties régionales qui "entravent la mission de M. Brahimi en continuant d'héberger, d'armer et d'entraîner les groupes terroristes armés", a affirmé le ministère en qualifiant l'entretien de "constructif" et "sérieux".

Le président Bachar al-Assad qualifie de "terroristes" les opposants et rebelles depuis le début en mars 2011 du mouvement de contestation populaire réprimé par ses troupes.

M. Brahimi qui doit rencontrer le président syrien Bachar al-Assad à une date non précisée, a proposé au pouvoir syrien un cessez-le-feu pour la fête musulmane d'Al-Adha, célébrée du 26 au 28 octobre.

L'émissaire international a rencontré en fin d'après-midi à son hôtel à Damas des membres de l'opposition tolérée par le régime, dont Hassan Abdel Azim, porte-parole du Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND).

M. Abdel Azim a affirmé que le CCCND, qui regroupe des partis nationalistes arabes, kurdes et socialistes, accueillait favorablement la proposition de trêve de M. Brahimi.

"Cette proposition de trêve durant la fête pourrait se prolonger, des aides médicales pourraient être prodiguées (à la population) et des prisonniers libérés. Ceci ouvrira la voie à un processus politique", a-t-il dit.

M. Abdel Azim a affirmé que des pays arabes, régionaux et internationaux "adhèrent" à l'initiative de M. Brahimi qui pourrait aboutir à des résultats.

"La violence en Syrie a atteint un niveau dangereux qui menace la souveraineté et l'indépendance de ce pays", a ajouté l'opposant, tout en exprimant l'espoir qu'un processus politique "conduise ce pays vers un Etat civil et démocratique voulu par les Syriens".

A son arrivée vendredi à Damas, l'émissaire international a indiqué que les discussions porteraient sur "la nécessité de diminuer la violence actuelle et si possible de l'arrêter à l'occasion de l'Aïd al-Adha".

Avant l'arrivée de M. Brahimi, les autorités syriennes avaient déclaré qu'ils voulaient voir ce qu'il avait à dire. L'opposition s'est dite prête à accepter la trêve à condition que le régime cesse le feu en premier.

M. Brahimi, dont c'est la deuxième visite à Damas depuis sa prise de fonctions le 1er septembre, avait indiqué à l'occasion de sa tournée régionale, que le cessez-le-feu pourrait servir de base au lancement d'un "processus politique".

Les violences ont fait 34.000 morts depuis le début du conflit, il y a 19 mois, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

rm/tp

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