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20/10/2012 08:43 EDT | Actualisé 20/12/2012 05:12 EST

Brahimi-Mouallem: Damas veut un dialogue national "loin des ingérences" (ministère)

Les Affaires étrangères syriennes ont affirmé samedi que le dialogue "loin de toute intervention étrangère" était la seule voie de sortie de crise, après un entretien entre le chef de la diplomatie Walid Mouallem et le médiateur Lakhdar Brahimi venu défendre une trêve.

MM. Brahimi et Mouallem ont discuté de "l'arrêt des violences (...) afin de préparer le climat à un dialogue global syrien, jugé par le gouvernement comme la seule voie pour sortir (de la crise), loin de toute intervention étrangère", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Les deux hommes ont évoqué les obligations des autres parties régionales qui "entravent la mission de M. Brahimi en continuant d'héberger, d'armer et d'entraîner les groupes terroristes armés", a affirmé le ministère dans un communiqué jugeant l'entretien "constructif" et "sérieux".

Damas qualifie de "terroristes" les opposants et rebelles qui se sont soulevés depuis mars 2011 contre le régime du président Bachar al-Assad et les accusent d'être financés et armés par l'étranger.

M. Brahimi, qui doit rencontrer M. Assad à une date non précisée, propose au pouvoir syrien un cessez-le-feu pour la fête musulmane d'Al-Adha célébrée du 26 au 28 octobre.

L'émissaire international a rencontré en fin d'après-midi à son hôtel à Damas des membres de l'opposition tolérée par le régime, dont Hassan Abdel Azim, porte-parole du Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND).

M. Abdel Azim a affirmé que le CCCND, qui regroupe des partis nationalistes arabes, kurdes et socialistes, accueillait avec satisfaction la proposition de trêve de M. Brahimi.

"Cette proposition de trêve durant la fête pourrait se prolonger, des aides médicales pourraient être prodiguées (à la population) et des prisonniers libérés. Ceci ouvrira la voie à un processus politique", a-t-il expliqué.

Il a en outre affirmé que plusieurs pays, notamment arabes, "adhèrent" à l'initiative de M. Brahimi.

"La violence en Syrie a atteint un niveau dangereux qui menace la souveraineté et l'indépendance de ce pays", a ajouté l'opposant, tout en exprimant l'espoir qu'un processus politique "conduise ce pays vers un Etat civil et démocratique voulu par les Syriens".

A son arrivée vendredi à Damas, M. Brahimi avait indiqué que ses discussions avec les responsables syriens porteraient sur "la nécessité de diminuer la violence actuelle et si possible de l'arrêter à l'occasion de l'Aïd al-Adha", l'une des fêtes musulmanes les plus sacrées.

Le diplomate algérien, en visite à Damas pour la seconde fois depuis sa prise de fonctions le 1er septembre, avait indiqué lors de sa tournée régionale qui se conclu à Damas, que ce cessez-le-feu pourrait servir de base au lancement d'un "processus politique" en Syrie.

En plus de 19 mois, les violences ont fait 34.000 morts en Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

rm/sbh

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