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Syrie: les répercussions du conflit sur le Liban

19/10/2012 03:26 EDT | Actualisé 19/12/2012 05:12 EST

Le conflit en Syrie a exacerbé les tensions au Liban voisin, qui a connu 30 ans d'hégémonie syrienne et reste profondément divisé entre adversaires et partisans du régime de Bachar al-Assad.

Le chef des renseignements de la police libanaise a été tué vendredi à Beyrouth dans un attentat à la voiture piégée, attribué par l'opposition libanaise au régime de Damas.

Le Hezbollah libanais soutient le régime du président Assad, contesté depuis 19 mois par un soulèvement devenu un conflit armé, tandis que le mouvement du 14 mars, pro-occidental, appuie les rebelles syriens.

Depuis le début du conflit, la chute d'obus tirés à partir du territoire syrien et les échanges de tirs sont très fréquents à la frontière libanaise.

--2011--

- 17 juin: Affrontements entre musulmans alaouites et sunnites, liés à un rassemblement contre le régime syrien: six morts à Tripoli (nord du Liban). Les heurts éclatent dans les quartiers de Bab al-Tebbaneh et Jabal Mohsen, régulièrement théâtre d'accrochages entre sunnites et alaouites -- émanation du chiisme et confession de Bachar al-Assad--.

- 8 août: L'ex-Premier ministre libanais Saad Hariri appelle son pays à dénoncer le "massacre" en Syrie et le gouvernement de Najib Mikati, dans lequel le Hezbollah tient une place importante, à ne pas soutenir la répression.

--2012--

- 13 mars: La Syrie pose des mines le long de ses frontières avec le Liban et la Turquie, sur des itinéraires empruntés par les réfugiés (Human Rights Watch).

- 28 avr: L'armée libanaise saisit trois conteneurs d'armes en provenance de Libye et destinées à la rébellion syrienne à bord d'un navire arraisonné dans le Nord.

- 22 mai: Un groupe de pèlerins chiites libanais est enlevé dans le nord de la Syrie alors qu'il rentrait en bus au Liban après un pèlerinage en Iran.

- 1er-3 juin: 14 morts, 48 blessés dans des combats à Tripoli opposant des hommes armés du quartier majoritairement sunnite de Bab el-Tebbaneh à des miliciens de Jabal Mohsen (quartier alaouite).

- 23 juil: Le président libanais Michel Sleimane proteste contre les violations syriennes de son territoire. Le 25, Beyrouth et Damas s'accusent mutuellement de violations de leur frontière commune.

- 9 août: Arrestation de Michel Samaha, ex-ministre libanais de l'Information, réputé proche du régime syrien. Selon une source judiciaire, M. Samaha et le chef de la sécurité syrienne, le général Ali Mamlouk, sont soupçonnés de préparer des attentats ciblant des personnalités politiques et religieuses au Liban en vue de provoquer des tueries interconfessionnelles.

- 20-26 août: 16 morts, 118 blessés à Tripoli.

- 9 sept: Les renseignements de l'armée libanaise arrêtent dans le Nord des membres d'un réseau accusé d'enlever des opposants syriens et de les remettre au régime de Damas (Sécurité).

- 11 oct: Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah affirme que des membres du puissant parti combattent les rebelles syriens mais à titre individuel.

- 18 oct: Le secrétaire général de l'ONU se déclare "très inquiet de l'impact de la crise syrienne sur le Liban", dans un rapport au Conseil de sécurité, soulignant l'aggravation des tensions à la frontière et la poursuite d'un "trafic d'armes dans les deux sens".

- 19 oct: Le chef de l'opposition libanaise, Saad Hariri, accuse le président Bachar al-Assad de l'assassinat du chef des renseignements de la police, le général Wissam al-Hassan, tué dans un attentat à Beyrouth, qui a fait huit morts et 86 blessés.

Damas condamne un attentat "terroriste" et "lâche".

acm/cco

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