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Maroc: le procès pour pédophilie impliquant un Français à nouveau reporté

19/10/2012 09:09 EDT | Actualisé 19/12/2012 05:12 EST

Le procès de deux Marocains accusés de complicité dans une affaire de pédophilie impliquant un hôtelier français a été de nouveau reporté, au 9 novembre, au terme d'une audience vendredi devant un tribunal de Marrakech (sud), a constaté un correspondant de l'AFP.

Ces deux Marocains travaillaient pour Patrick Finet, ancien gérant d'un hôtel de luxe de Marrakech qui a quitté le pays en août 2011 et se trouve actuellement en Europe. Ils sont poursuivis pour "aide à la prostitution" et "participation à l'exploitation d'enfants" et ont déjà comparu le 28 septembre.

S'agissant de M. Finet, il a bénéficié d'un "non-lieu et n'a jamais été cité à quelque audience que ce soit", ont récemment affirmé ses avocats dans un communiqué, estimant qu'il était l'"otage d'un chantage commercial".

La chaîne JK Hôtel, en litige commerciale avec le groupe Mandarin Oriental, employeur de Patrick Finet, réfute toutefois cette affirmation, arguant qu'un "mandat d’arrêt national court toujours". Elle dit s'être constituée partie civile, notamment pour "atteinte à la réputation de son établissement".

Les faits remontent à plus d'un an. Selon Najat Anwar, présidente de l'association "Touche pas à mon enfant", "des milliers de photos et clichés pornographiques montrant notamment des enfants" ont été retrouvés sur l'ordinateur resté au Maroc du Français. Ils ont été découverts en septembre 2011 --soit environ un mois après son départ-- à la suite d'une plainte déposée contre lui, dans le contexte du différend commercial entre les chaînes hôtelières.

A ce jour, Patrick Finet ne fait pas l'objet d'une commission rogatoire internationale ou d'une demande d'entraide de la part des autorités marocaines.

Dans un mail transmis à l'AFP, "Touche pas à mon enfant", elle aussi partie civile dans l'affaire, a de son côté affirmé avoir demandé l'émission d'un mandat d'arrêt international auprès du procureur général.

Selon le correspondant de l'AFP, seul un des deux chauffeurs a comparu vendredi. Il s'est dit innocent, assurant "n'avoir jamais amené d'enfants" au domicile de M. Finet.

Au terme de six mois de détention préventive, les deux Marocains poursuivis sont en liberté provisoire, comme le stipule la loi marocaine, le jugement n'ayant pas été rendu entre-temps.

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