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L'émir du Koweït ordonne d'amender la loi électorale controversée

19/10/2012 02:02 EDT | Actualisé 19/12/2012 05:12 EST

L'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, a annoncé vendredi avoir ordonné au gouvernement d'amender la loi électorale, malgré les menaces de l'opposition de boycotter les futures élections législatives dans un tel scénario.

"J'ai ordonné au gouvernement d'introduire un amendement partiel au système de vote" dans la loi électorale, a déclaré l'émir dans une allocution télévisée.

Cette décision devrait déclencher de vives réactions au sein de l'opposition, prolongeant la crise politique que connaît actuellement le riche Etat pétrolier.

L'opposition islamiste et nationaliste a menacé de boycotter les prochaines élections législatives et d'organiser des manifestations si la loi électorale était amendée, accusant le gouvernement de vouloir fausser les résultats du scrutin.

La loi électorale, adoptée en 2006 après des manifestations organisées par l'opposition, divise le pays en cinq circonscriptions électorales, chacune devant élire 10 députés.

Selon cette loi, chaque électeur peut voter pour un maximum de 4 candidats.

L'amendement proposé par le gouvernement veut réduire à un ou à deux le nombre de candidats que peut choisir un électeur.

Les prochaines élections législatives, les deuxièmes cette année et les cinquièmes depuis 2006, doivent se tenir avant le 7 décembre.

Aucune date n'a été pour l'instant fixée pour ce scrutin, convoqué après la dissolution le 7 octobre du Parlement par l'émir.

Membre de l'Opep (Organisation des pays producteurs de pétrole), le Koweït, première monarchie du Golfe à s'être dotée d'un Parlement élu en 1962, connaît des crises politiques à répétition depuis 2006, attribuées aux luttes de pouvoir au sein de la dynastie Al-Sabah qui règne depuis plus de 250 ans.

oh/tg/cco

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