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Les Américains veulent durcir le ton face à la Chine et à l'Iran (sondage)

19/10/2012 04:45 EDT | Actualisé 19/12/2012 05:12 EST

Les Américains se prononcent dans un sondage publié vendredi pour une attitude plus ferme à l'égard de la Chine et de l'Iran en politique étrangère, un domaine dans lequel ils considèrent que Barack Obama meilleur que son rival républicain à la présidentielle Mitt Romney.

Barack Obama obtient un meilleur jugement que son adversaire sur la question du programme nucléaire iranien, mais la position de Mitt Romney sur la politique commerciale à adopter face à la Chine est mieux perçue, selon cette enquête de l'institut Pew.

Le dernier débat entre les deux hommes avant le scrutin du 6 novembre, qui aura lieu lundi, sera justement consacré aux questions internationales.

Globalement, à la question de savoir qui est le meilleur en politique étrangère, le président démocrate recueille 47% des suffrages contre 43% pour son adversaire, selon ce sondage réalisé du 4 au 7 octobre auprès de 1.511 personnes, immédiatement après le premier débat présidentiel, marqué par une piètre performance de Barack Obama.

Près d'une personne interrogée sur deux (49%) estiment qu'il est plus important de durcir le ton envers la Chine que de renforcer les liens avec la superpuissance, un renversement de tendance par rapport à mars 2011.

"On observe un changement dans l'opinion au sujet de la Chine", confirme Andrew Kohut, président du centre Pew: "Les gens sont beaucoup plus enclins à durcir le ton sur les politiques commerciales qu'il y a un an".

Les deux candidats ont fait campagne en misant sur une attitude plus agressive vis-à-vis de Pékin et de ses pratiques commerciales, même si M. Obama avait pris ses fonctions en prônant, à l'époque, de meilleures relations.

Concernant l'Iran, 56% des sondés pensent qu'il est plus important d'adopter une position ferme contre le programme nucléaire de Téhéran que de chercher à éviter un conflit militaire, soit 6 points de plus qu'en janvier dernier.

Seules 9% des personnes interrogés considèrent que les questions internationales doivent être prioritaires par rapport aux problèmes nationaux, une forte baisse par rapport aux 40% qui pensaient cela en 2007.

"Cette baisse est largement due (...) à l'affaiblissement de l'inquiétude à l'égard du terrorisme", note Andrew Kohut.

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