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L'attention portée par GE sur ses activités de fabrication commence à rapporter

19/10/2012 11:55 EDT | Actualisé 19/12/2012 05:12 EST

NEW YORK, États-Unis - Le bénéfice net de General Electric a grimpé de 49 pour cent au troisième trimestre pour atteindre 3,49 milliards $ US, la société continuant à prendre du mieux depuis la crise financière de 2008.

Le bénéfice par action de GE s'est chiffré à 33 cents US, contre 22 cents US par action un an plus tôt. Sur une base ajustée, le bénéfice s'est établi à 36 cents US par action, ce qui est conforme aux attentes des analystes interrogés par FactSet.

Le chiffre d'affaires trimestriel a progressé d'un milliard $ US, soit trois pour cent, à 36,35 milliards $ US. Mais les analystes prévoyaient plutôt des revenus de 36,95 milliards $ US.

Au cours du troisième trimestre de l'an dernier, la société avait remboursé trois milliards $ US au groupe Berkshire Hathaway, de Warren Buffett, pour ses investissements dans GE pendant les pires moments de la crise financière. En comparaison avec le résultat ajusté de l'an dernier, le bénéfice par action de GE a progressé de 13 pour cent.

La taille et la présence mondiale de GE lui donnent une perspective unique sur la croissance économique autour du monde. Le chef de la direction, Jeff Immelt, a noté vendredi que la reprise économique américaine était lente et qu'elle était retenue par l'incertitude politique et fiscale, tandis que l'économie européenne continue d'éprouver des difficultés. M. Immelt a décrit la croissance en Asie et dans d'autres régions riches en ressources naturelles de «plus lente, mais stable».

Selon lui, la Chine, la Russie, l'Amérique latine et le Moyen-Orient auront des occasions «décentes» pour le restant de l'année et l'an prochain.

«L'Europe va être une affaire pénible», a-t-il ajouté.

M. Immelt estime que le portrait d'ensemble sera l'an prochain à peu près le même que cette année, avec des éléments de faiblesse et de force. La plus importante variable sera la «falaise fiscale» qui projette son ombre sur les États-Unis — la mise en application de hausses d'impôts et de réductions de dépenses qui entrera en vigueur au début de l'an prochain à moins que le Congrès n'arrive à s'entendre sur un nouveau plan budgétaire. Le patron de GE croit que cet affrontement sera réglé «d'une façon ou d'une autre».

La société de Fairfield, au Connecticut, a été ébranlée pendant la crise financière, lorsque les investisseurs ont commencé à craindre que son énorme division bancaire, GE Capital, ne s'écroule. Elle en est maintenant à réduire la taille de GE Capital et elle diminue ses activités non industrielles, comme celles du secteur immobilier commercial.

GE a indiqué vendredi avoir accéléré ses efforts pour ramener les actifs de GE Capital à 425 milliards $ US d'ici la fin de l'année, une décision applaudie par les investisseurs. Cela a cependant réduit les prévisions de la société et GE ne table plus que sur une croissance de trois pour cent des revenus en un an, plutôt que de cinq pour cent.

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