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USA: le suspect de la tuerie de Fort Hood doit se raser pour comparaître (juges)

18/10/2012 08:25 EDT | Actualisé 18/12/2012 05:12 EST

Un panel de juges militaires a confirmé jeudi que le soldat accusé d'avoir ouvert le feu en novembre 2009 sur la base de Fort Hood, au Texas (sud), devait raser sa barbe pour comparaître devant la justice, une décision qui fait droit aux demandes du juge en charge du procès.

Le commandant Nidal Hasan, qui doit être jugé par une cour martiale et encourt la peine de mort pour l'attaque qui a causé la mort de 12 soldats et d'un civil et blessé 32 autres personnes, a déjà été condamné à deux reprises cet été par un juge militaire à 1.000 dollars d'amende parce qu'il refusait de se raser.

Le panel a décidé que le juge en charge de ce procès, le colonel Gregory Gross, était dans son bon droit en estimant qu'Hasan n'avait pas le droit de porter de barbe alors qu'il va comparaître en uniforme devant une cour martiale.

"Hasan n'a pas prouvé que sa barbe était l'expression d'une foi religieuse sincère", ont souligné les juges.

"En outre, la cour a ajouté que même si M. Hasan porte une barbe pour des raisons religieuses sincères, les intérêts du gouvernement justifient que le juge Gross lui ordonne de se conformer aux standards militaires", ont-ils ajouté.

Pour l'accusation, le port de la barbe viole les règles relatives à la tenue dans l'armée et le juge est dans son droit d'ordonner qu'il soit rasé de force.

Nidal Hasan est devenu paraplégique à la suite d'une balle reçue lors de l'échange de tirs sur la base de Fort Hood. Considéré comme un "loup solitaire" d'Al-Qaïda, il a été reconnu par de nombreux témoins comme la personne ayant ouvert le feu au hasard, aussi bien sur ses collègues que sur des civils, en criant "Allah akbar!".

Le drame avait créé un choc dans l'opinion américaine. Le haut commandement de l'armée a été soumis à d'intenses critiques pour avoir ignoré des signes avant-coureurs dans le comportement du commandant Hasan qui, selon le FBI, correspondait par courriel avec l'imam radical Anouar Al-Aulaqui, tué dans une attaque de drone au Yémen en septembre 2011.

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