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Syrie: RSF exige la libération d'une journaliste ukrainienne enlevée

18/10/2012 08:33 EDT | Actualisé 18/12/2012 05:12 EST

L'ONG Reporter sans frontières (RSF) a condamné jeudi l'enlèvement d'une journaliste ukrainienne détenue par des rebelles syriens depuis le 9 octobre, exigeant sa libération.

Ankhar Kochneva, "qui collabore avec de nombreux médias russes et qui travaille comme interprète serait détenue par une milice (rebelle) de l'armée syrienne libre, quelque part entre Tartous et Damas", a indiqué RSF dans un communiqué.

L'organisation internationale qui oeuvre pour la liberté de la presse "déplore l'enlèvement de la journaliste ukrainienne (...) et appelle à sa libération."

Mme Kochneva se trouve en Syrie depuis le mois d'octobre 2011, selon RSF.

Ankhar Kotchneva, qui travaillait comme interprète pour l'équipe d'une chaîne de télévision russe en Syrie, "a appelé ses collègues la semaine dernière pour dire qu'elle avait été enlevée par des rebelles syriens le 9 octobre", a indiqué lundi le porte-parole de la diplomatie ukrainienne, Olexandre Dikoussarov.

Il a ajouté que la journaliste avait indiqué être détenue dans des conditions "satisfaisantes".

Mme Kotchneva, qui parle couramment l'arabe, a fait depuis de nombreuses interventions à la télévision syrienne pour défendre le régime de Bachar al-Assad et a aussitôt reçu des menaces de la part des rebelles, a affirmé une de ses amies, citée dimanche sur le site du quotidien russe Izvestia.

Trois autres journalistes étrangers sont portés disparus depuis le mois d'août.

Cunyet Unal et Bashar Fahmi, reporters pour la chaîne de télévision en arabe Al-Hurra, basée à Washington, ont disparu dans la province d'Alep, dans le nord du pays, le 20 août. "Seul Unal a donné signe de vie, bien qu'il était sous contrainte" précise RSF.

Le journaliste américain pigiste Austin Tice a lui aussi disparu le 13 août, dans la banlieue de Damas.

Une vidéo publiée sur internet début octobre montre M. Tice les yeux bandés, mais ne donne aucune information concernant les conditions de sa détention.

Quatorze journalistes professionnels sont morts depuis le début du conflit syrien en mars 2011. Trente-huit autres citoyens-journalistes ont été tués, indique RSF.

ser/tg/sw

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