NOUVELLES

A mi-chemin, le synode des évêques soucieux d'élargir le rôle des laïcs dans l'Église

18/10/2012 01:25 EDT
AP
Bishops listen as Pope Benedict XVI delivers his speech for the opening of the synod of bishops, at the Vatican, Monday, Oct. 8, 2012. (AP Photo/Andrew Medichini)

CITE DU VATICAN (AFP) - A mi-chemin, le synode des évêques, réuni au Vatican pour lancer la "Nouvelle évangélisation", veut explorer les voies d'un rôle accru des laïcs, qui pourraient recevoir des mandats précis, pour enseigner notamment la foi aux jeunes, a-t-on indiqué au synode.

Les catéchistes -hommes et femmes- "jouent un rôle crucial dans la transmission de la foi" a relevé le cardinal de Washington Donald William Wuerl, dans un rapport de synthèse des centaines d'interventions des dix premiers jours du synode.

300 évêques et experts sont réunis au Vatican depuis le 7 octobre et jusqu'au 28 pour tenter de relancer la foi, en crise surtout en Occident.

"Le moment est-il venu de donner aux catéchistes un ministère institué et stable au sein de l'Eglise?", s'est demandé le cardinal Wuerl, reprenant quelques unes des propositions parmi des centaines d'interventions.

Il aussi mis l'accent dans sa synthèse sur le rôle de multiples nouvelles communautés, comme le Chemin néocatéchuménal ou les Focolari. "Plusieurs pères synodaux, a déclaré le cardinal américain, ont attiré l'attention sur les petites communautés et souligné qu'elles ne doivent pas se détacher" de la paroisse, qui reste le centre du dispositif et doit être revitalisée.

Certaines de ces nouvelles communautés, fortes de leurs succès, ont tendance à fonctionner hors des paroisses.

Les baptisés désertent les églises en Occident. Ils rejoignent en Afrique ou en Amérique Latine les groupes pentecôtistes.

Selon les pères synodaux européens qui se désespèrent de la déchristianisation de leurs diocèses, les catéchèses actuelles, face à "l'analphabétisme religieux", sont souvent inadaptées et prodiguées par des personnes mal formées.

"Comment dire le Dieu de Jésus-Christ à un monde qui ne se pose pas la question de Dieu ou qui se la pose très mal?", s'est interrogé avec réalisme le cardinal de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo.

Le rôle des femmes, qui forment "les deux tiers" des fidèles dans les Eglises, ont insisté des évêques, doit être réévalué. Mais rien de concret n'a encore été proposé.