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Obama nie toute "confusion" dans l'affaire de l'attentat de Benghazi

18/10/2012 06:10 EDT | Actualisé 18/12/2012 05:12 EST

Le président Barack Obama a nié jeudi toute "confusion" dans son administration après l'attaque meurtrière contre le consulat américain de Benghazi en Libye, dossier qui lui a valu des critiques de son adversaire républicain Mitt Romney.

Sur Benghazi, où quatre Américains dont l'ambassadeur ont été tués le 11 septembre dans l'attaque d'un complexe diplomatique, M. Obama a affirmé que l'évolution des comptes-rendus sur les circonstances de cet assaut ne traduisait pas une confusion au sein de son équipe gouvernementale.

"Pour moi, il n'y avait pas de confusion sur le fait que nous devions renforcer la sécurité (des postes diplomatiques) dans le monde entier juste après que c'est arrivé", a expliqué le président. "Il n'y avait pas de confusion sur le fait que nous devions enquêter sur ce qui s'était exactement passé, pour y remédier".

"Et pour moi, il n'y avait pas de confusion sur le fait que nous allions pourchasser les auteurs (de cette attaque), quels qu'ils soient", a encore assuré M. Obama.

M. Romney a critiqué l'attitude de l'administration démocrate dans cette affaire. Elle avait dans un premier temps imputé l'attaque du 11 septembre à une manifestation contre un film islamophobe qui aurait dégénéré, avant de conclure qu'il s'agissait d'un assaut prémédité par des activistes islamistes.

Lors du deuxième débat télévisé l'opposant à M. Romney mardi dernier, M. Obama avait fermement répliqué à ce dernier en l'accusant de vouloir transformer la perte de quatre compatriotes en question politique, afin de marquer des points pour l'élection.

L'administration Obama a expliqué l'évolution de la version qu'elle a donnée par des informations arrivées petit à petit à sa connaissance, et M. Obama a remarqué jeudi que "toutes les pièces du puzzle se mettent en place, en fin de compte".

Il a aussi promis de remédier aux carences exposées par l'attaque. "L'Etat est une grosse opération, et il y a tout le temps quelqu'un qui fait mal son travail. Il faut identifier le problème et le régler", a remarqué le président, en assurant que les Américains "continueront à avoir cela dans les quatre prochaines années de ma présidence".

col/tq/lor

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