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Montréal aura un centre animalier municipal en 2014

18/10/2012 09:36 EDT | Actualisé 18/12/2012 05:12 EST

La Ville de Montréal entend mettre en place un centre de services animaliers en 2014. Le nouveau centre, qui sera construit au coût de 23 millions de dollars, regroupera différents services visant à enrayer la surpopulation et assurer le bien-être des animaux.

L'emplacement reste à déterminer.

Le projet de règlement uniformisé, qui se substituera aux divers règlements en vigueur dans les arrondissements, doit être présenté cet automne, a précisé l'administration Tremblay dans un communiqué émis jeudi.

La Ville pourrait confier la gestion du centre à un organisme à but non lucratif, qui veillerait notamment à « capturer et abriter les animaux errants, rechercher les propriétaires, prodiguer les soins vétérinaires, recenser la population de chiens et de chats, réaliser des activités de sensibilisation et prendre part à l'application de la réglementation harmonisée », précise le communiqué.

Le projet vise à réduire le nombre d'animaux errants et abandonnés et ainsi diminuer le nombre d'animaux euthanasiés, évalués sur le territoire montréalais à 14 000 par année. Montréal figure d'ailleurs parmi les villes nord-américaines où l'on euthanasie le plus d'animaux.

La Ville entend aussi favoriser la stérilisation des animaux, notamment par des cliniques qui rendent l'intervention plus abordable.

Déplorant une « offre de services insuffisante et inadéquate », la Ville, qui dit avoir amorcé un « important virage », juge la construction du centre « nécessaire » et souligne que plusieurs grandes villes canadiennes ont déjà pris une initiative similaire.

Le projet prévoit également un partenariat avec un organisme humanitaire, qui aura le mandat d'accueillir les animaux abandonnés et de leur chercher un nouveau foyer.

Tous les autres services seront assurés par le centre municipal.

L'administration de Gérald Tremblay a élaboré son projet de règlement en collaboration avec les arrondissements et un comité d'experts, composé notamment de vétérinaires.

« Il ne faut pas penser que l'annonce d'aujourd'hui règle tous les problèmes », a souligné le vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Richard Deschamps, au cours d'un point de presse. « C'est un travail à court, moyen et long terme », a-t-il fait valoir.

Pour l'instant, les contrats liant la ville à la SPCA et au Berger blanc, dont les pratiques ont été critiquées l'an dernier, sont toujours en vigueur.

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