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18/10/2012 12:16 EDT | Actualisé 18/12/2012 05:12 EST

Le volume des fusions et acquisitions est à son plus bas sur le marché canadien

MONTRÉAL - Le volume des fusions et acquisitions sur le marché canadien a atteint son plus bas niveau depuis 2009 et la valeur des transactions approche le niveau record de 2007, mais uniquement grâce à l'offre d'achat de Nexen par la société chinoise CNOOC, révèle jeudi le Bulletin trimestriel sur les transactions au Canada de PwC.

Pour le troisième trimestre de 2012, 599 transactions d'une valeur de 58,6 milliards $ ont été annoncées sur le marché canadien des fusions et acquisitions. Selon le rapport de PwC, les volumes ont chuté de 17 pour cent par rapport au deuxième trimestre de 2012 et de 21 pour cent par rapport à la même période de l'année précédente.

À l'inverse, la valeur des transactions a fait un bond de 23 pour cent par rapport au trimestre précédent et de 16 pour cent en comparaison au troisième trimestre de 2011. En excluant l'acquisition possible de Nexen par la China National Offshore Oil Company Limited (CNOOC), la valeur des transactions dégringole de 17 pour cent par rapport au deuxième trimestre de 2012 et de 22 pour cent en comparaison à la période correspondante en 2011.

Les acquisitions entrantes de sociétés canadiennes par des entités étrangères augmentent quant à elles de manière fulgurante: une hausse de 235 pour cent est enregistrée par rapport au deuxième trimestre de 2012 et de plus de 64 pour cent par rapport à l'année précédente.

Mais ce chiffre est trompeur, selon PwC, car l'offre d'achat de Nexen par CNOOC représente plus de 62 pour cent de la valeur des capitaux entrant dans le pays. Sans cette transaction, les acquisitions des actifs canadiens par les sociétés étrangères auraient enregistré une augmentation de 26 pour cent d'un trimestre à l'autre, ce qui constitue toutefois une chute de 38 pour cent d'une année à l'autre.

Comme attendu, grâce à la méga-transaction entre Nexen et CNOOC, le secteur de l'énergie s'est vu propulsé au premier rang des cinq secteurs les plus ciblés des transactions de fusions et acquisitions au Canada, détrônant l'immobilier qui se trouvait en tête de classement au deuxième trimestre.

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