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Le maire de New York injecte des millions de dollars pour certains candidats

18/10/2012 10:29 EDT | Actualisé 18/12/2012 05:12 EST

Le richissime maire de New York Michael Bloomberg va dépenser au moins 10 millions de dollars d'ici au 6 novembre pour aider à l'élection de candidats dont il estime qu'ils pourront aider à régler les problèmes du pays, a-t-il annoncé sur son site internet.

Son "super PAC" (Political Action Committee) ira soutenir aussi bien des démocrates que des républicains ou des indépendants "qui ont montré une volonté de travailler de façon bipartisane", a précisé le maire, actuellement indépendant, après avoir été tour à tour démocrate et républicain.

M. Bloomberg, 70 ans, investira cet argent dans des élections très disputées au niveau local, des Etats ou fédéral, ainsi que pour pousser des référendums sur trois sujets qui lui tiennent à coeur: le contrôle plus strict des armes à feu, le mariage homosexuel et l'amélioration de l'éducation.

"Il est très important d'avoir des élus à Washington, Albany (la capitale de l'Etat de New York) et dans tout le pays qui soient prêts à travailler hors des lignes de leur parti pour parvenir à de vrais résultats", a expliqué M. Bloomberg. "Ce nouvel effort soutiendra les candidats et les causes qui aideront à protéger les Américains du fléau de la violence armée, à améliorer nos écoles et faire avancer nos libertés", a-t-il ajouté.

La fortune de M. Bloomberg, qui a créé l'agence financière du même nom, est estimée à 25 milliards de dollars. Il est la 10e personne la plus riche des Etats-Unis. Après trois mandats comme maire de New York, il doit quitter ses fonctions fin 2013.

M. Bloomberg, qui n'hésite pas parfois à prendre des positions impopulaires, comme récemment sa décision de réduire la taille des sodas individuels à New York, ne cache pas son irritation face au ton de l'actuelle campagne présidentielle. Il a ainsi qualifié mercredi de "charabia" la réponse de Barack Obama et Mitt Romney à une question sur une interdiction des fusils d'assaut aux Etats-Unis lors du deuxième débat présidentiel.

bd/sam

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