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18/10/2012 02:56 EDT | Actualisé 18/12/2012 05:12 EST

L'ambassadeur de France convoqué par le chef de la diplomatie tunisienne

Le ministre tunisien des Affaires étrangères a évoqué jeudi une "ligne rouge" à ne pas franchir devant l'ambassadeur de France, François Gouyette, après que des médias ont affirmé que le diplomate soutenait une grève des journalistes.

"L'ambassadeur de France a été reçu aujourd'hui au ministère des Affaires étrangères et on a attiré son attention sur les informations qui circulent dans certains médias au sujet de son soutien à la grève" des journalistes, a déclaré le ministre Rafik Abdessalem à la radio Mosaïque FM.

"Il y a une ligne rouge qu'on ne peut pas accepter, celle de s'immiscer dans les affaires intérieures", a-t-il ajouté.

Le ministre a ensuite précisé que M. Gouyette lui avait assuré que ses propos avaient été déformés et qu'il n'était "pas dans ses prérogatives diplomatiques de s'ingérer dans les affaires intérieures du pays hôte".

Des médias tunisiens ont assuré que l'ambassadeur de France avait apporté son soutien à la grève nationale, mercredi, des journalistes lors d'une visite au Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).

L'ambassade de France n'a pas réagi à cette convocation, mais a indiqué sur son site que "le 16 octobre 2012, (M. Gouyette) a rendu visite au Syndicat national des journalistes tunisiens, afin de témoigner l’attachement de la France à la liberté de la presse et des journalistes qui figure parmi les valeurs universelles sur lesquelles se fondent désormais les relations entre la France et la Tunisie".

Les relations entre Paris et la Tunisie post-révolutionnaire avaient mal débuté, la France ayant été accusée d'avoir soutenu jusqu'au bout le régime de Ben Ali sans prendre la mesure du soulèvement populaire qui a abouti à la fuite de l'ancien président le 14 janvier 2011.

alf/cco

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