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John Tavares ne ménage pas ses efforts pendant son séjour en Suisse

18/10/2012 05:24 EDT | Actualisé 18/12/2012 05:12 EST

BERNE, Suisse - Après avoir connu la meilleure saison de sa carrière dans la LNH en 2011-2012, John Tavares fait contre mauvaise fortune bon coeur pendant le lock-out dans le circuit Bettman. Le jeune attaquant des Islanders de New York a pris la décision de se joindre au SC Berne dans la Ligue nationale A, en Suisse, pour ne pas ralentir son développement.

Si sa contribution depuis qu'il a joint sa nouvelle équipe est appréciable avec une récolte de sept points en cinq matchs, Tavares est résolu à contribuer davantage aux succès de sa nouvelle formation, qui a le vent dans les voiles.

Et il ne ménage pas ses efforts. Jeudi matin, Tavares a été l'un des derniers joueurs de sa formation à quitter la patinoire après l'entraînement. Il a travaillé à perfectionner ses tirs et son maniement de la rondelle.

«Ce n'est pas facile de venir ici. Tu dois travailler fort et batailler. C'est un grand défi», a assuré l'Ontarien de 22 ans, premier choix au repêchage de la LNH en 2009.

Le SC Berne, qui aligne également son coéquipier des Islanders Mark Streit et le défenseur Roman Josi, des Predators de Nashville, a remporté ses quatre dernières rencontres.

Depuis son arrivée en sol bernois fin septembre, Tavares a inscrit trois buts et ajouté quatre passes.

«Je crois que je peux produire davantage», a toutefois affirmé le joueur de centre.

En 2011-2012, l'as des Islanders a conclu la saison régulière avec 81 points dont 31 buts, ce qui lui a conféré le septième rang des marqueurs de la LNH.

Tavares assure que le calibre de la LNA est très relevé. Selon son analyse, ce circuit a plusieurs similarités avec la LNH.

«La différence est que la LNH réunit les meilleurs joueurs au monde. Les équipes ont plus de profondeur. Reste que la qualité est excellente ici. La preuve est que la Suisse fait très bien sur la scène internationale», a poursuivi l'attaquant originaire de Mississauga.

Le numéro 91 de Berne souhaite aussi améliorer son jeu défensif.

«Je me suis beaucoup amélioré à ce niveau la saison dernière. Je dois m'adapter au style de jeu ici. C'est un peu différent, a dit Tavares, qui présente un différentiel de moins-4. Les systèmes sont aussi différents. Je suis encore en train de m'ajuster, mais en général, les choses s'améliorent. Je veux devenir meilleur.»

L'entraîneur du SC Berne, Antti Törmänen, apprécie grandement la présence de Tavares.

«Sur la patinoire, il peut accomplir des choses que plusieurs hockeyeurs ne peuvent pas faire, a-t-il remarqué. Nous allons voir combien de temps va durer le lock-out. C'est quand même loin, mais nous sommes de bons candidats pour remporter le championnat.»

Berne occupe actuellement le 6e rang en première division avec 22 points, 10 de moins que Genève au sommet de la ligue.

Chose certaine, Tavares se plaît dans son nouvel environnement. Il a notamment été épaté par la foule bruyante de la Post-Finance Arena, qui accueille en moyenne plus de 16 000 spectateurs par match.

«C'est spécial! L'appui des partisans est parmi les meilleurs au monde. C'est unique. Si vous venez en Suisse, venez voir un match de hockey à Berne. C'est toute une expérience», a-t-il indiqué.

En ce qui concerne un possible dénouement du conflit de travail dans la LNH, Tavares demeure dans l'expectative.

«Évidemment, nous souhaitons tous jouer dans la LNH. C'est difficile à dire. Si nous savions, nous ne serions pas ici en ce moment. Je ne me concentre pas là-dessus, même si c'est très important ce qui se passe de l'autre côté de l'Atlantique. Je ne veux pas que cela affecte la façon dont je joue avec Berne. Je pourrais être ici toute l'année et je veux faire partie de l'équipe et l'aider. Je veux bien jouer.»

Tavares dit d'ailleurs profiter de chaque instant passé en Suisse.

«J'adore la Suisse. La transition a été facile et je me suis rapidement adapté. Les gens sont très gentils. La nourriture est excellente, tout comme le chocolat. Il y a beaucoup de choses à faire et la ville est magnifique. Mark (Streit) m'a beaucoup aidé. Ce n'était pas facile de venir ici seul, loin de la maison, de la famille et des amis et je ne peux pas parler la langue (le suisse-allemand).»

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