NOUVELLES

Courte trêve pour Obama et Romney à New York

18/10/2012 09:25 EDT | Actualisé 18/12/2012 05:12 EST

Barack Obama et Mitt Romney devaient observer une courte trêve jeudi dans une campagne présidentielle américaine acharnée, pour sacrifier à la tradition d'un gala caritatif à New York, occasion de bons mots, parfois aux dépens de l'adversaire.

Mais avant de retrouver l'ancien gouverneur républicain sous les ors d'une salle de bal du Waldorf Astoria, palace au coeur de Manhattan, le président démocrate sortant, à 19 jours de l'élection, a poursuivi son offensive contre son adversaire dans un Etat-clé et s'est défendu dans le dossier libyen.

"Mardi, le gouverneur Romney a essayé de nous vendre son plan de réductions d'impôts de 5.000 milliards de dollars favorisant les riches", a accusé M. Obama face à 6.000 personnes à Manchester dans le New Hampshire (nord-est).

"Au lieu de nous dire comment il le financerait, il nous a promis de le dire après l'élection", s'est écrié le président. "Je vais vous faire une confidence. Quand un homme politique vous dit d'attendre jusqu'après l'élection, ce n'est pas parce que son plan est excellent".

Le New Hampshire est le seul Etat de Nouvelle-Angleterre que le républicain peut avoir une chance de gagner le 6 novembre.

Dans d'autres Etats qu'il doit remporter s'il veut préserver ses chances de s'installer fin janvier à la Maison Blanche, une enquête Wall Street Journal-NBC jeudi soir lui donnait huit points de retard sur M. Obama dans l'Iowa (centre) et six dans le Wisconsin (nord).

Les enquêtes nationales semblent davantage sourire à M. Romney. La moyenne RealClearPolitics lui accordait un point d'avance, ce qui pourrait s'expliquer par une mobilisation des républicains dans les Etats qui leurs sont déjà acquis.

Quelques heures après le New Hampshire, M. Obama a participé à New York à l'émission de télévision du comédien Jon Stewart, et y a nié toute "confusion" dans son administration après l'attaque contre le consulat américain de Benghazi en Libye.

"Pour moi, il n'y avait pas de confusion sur le fait que nous devions renforcer la sécurité (des postes diplomatiques) dans le monde entier juste après que c'est arrivé. Il n'y avait pas de confusion sur le fait que nous devions enquêter sur ce qui s'était exactement passé, pour y remédier. Et pour moi, il n'y avait pas de confusion sur le fait que nous allions pourchasser les auteurs", a assuré M. Obama.

M. Romney, qui va retrouver M. Obama lundi en Floride (sud-est) pour leur troisième et dernier débat télévisé, consacré justement à la politique étrangère, a critiqué les changements de versions de l'administration démocrate dans cette affaire, illustrant selon lui son incompétence.

Deux jours après un deuxième débat marqué par des échanges très vifs, le président démocrate sortant et l'ancien gouverneur du Massachusetts (nord-est) devaient participer jeudi soir au "Dîner Alfred E. Smith" bénéficiant à des oeuvres catholiques.

Tous les quatre ans, la plupart des candidats à la présidentielle américaine honorent de leur présence cet événement où smokings et robes de soirée sont de rigueur. En 2008, Barack Obama (alors sénateur) et son adversaire républicain John McCain en avaient profité pour se lancer des piques sur un ton léger.

M. Romney n'avait pas prévu d'événement public jeudi avant le dîner et se consacrait à la préparation du dernier débat, selon son équipe.

Il devait retrouver vendredi en Floride son colistier Paul Ryan, déjà sur place jeudi. Le vice-président Joe Biden a fait campagne jeudi à Reno au Nevada (ouest). M. Obama ira en Virginie (est) vendredi.

Par ailleurs, le chanteur Bruce Springsteen, qui a annoncé être en faveur de la réélection de M. Obama, s'est pour sa part produit jeudi en Ohio (nord) et Iowa (centre) en soutien au président.

L'équipe de campagne de ce dernier a annoncé jeudi que MM. Obama et Biden se retrouveraient mardi pour un meeting commun dans l'Ohio, l'Etat le plus disputé sur la carte électorale. M. Biden y passera quant à lui trois jours, de lundi à mercredi.

bur-tq/lor

PLUS:afp