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18/10/2012 12:51 EDT | Actualisé 18/12/2012 05:12 EST

"Assaut final" des rebelles contre une base militaire clé du nord syrien

Les rebelles syriens ont annoncé jeudi avoir lancé "l'assaut final" contre la base stratégique de Wadi Deif, dans le nord-ouest du pays, qui abrite quelque 250 soldats, des chars et d'importants réservoirs de carburant.

Les combats ont fait six morts parmi les soldats de la base, selon un bilan provisoire de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Au moins 2.500 insurgés participent aux combats", d'après l'ONG.

"Les rebelles ont mis la main sur un dépôt d'engrais dans la base", a précisé Rami Abdel Rahmane, chef de l'OSDH.

"Aujourd'hui, nous avons lancé l'assaut final et nous allons prendre la base", a affirmé en fin d'après-midi à l'AFP Raëd Mandil, l'un des deux commandants rebelles de la région, qui se trouvait en première ligne, à 500 mètres de la base.

Les rebelles ont préparé l'assaut par des tirs d'artillerie durant toute la matinée avant de lancer une attaque à l'arme légère et lourde, a constaté le journaliste de l'AFP sur place.

Selon un officier rebelle, les insurgés ont détruit trois chars. Un autre officier a assuré que six soldats s'étaient rendus. "Ils avaient faim et étaient affaiblis".

Près de 250 militaires fidèles au régime de Bachar al-Assad et une grande quantité de matériel et munitions se trouveraient dans cette base, la plus importante de la zone, selon les rebelles.

Toujours selon ces derniers, Wadi Deif contrôlerait un important pipe-line approvisionnant Alep en carburants.

La base est située à deux kilomètres de l'autoroute stratégique Damas-Alep, dont les rebelles tiennent désormais fermement une portion de plusieurs kilomètres.

"Nous tenons bon, et bientôt, vous verrez, nous prendrons Wadi Deif", avait affirmé plus tôt Abdelkader, un des chefs rebelles de la zone.

Les rebelles ont recours à des tirs aux obus de mortier et des armes automatiques légères et de moyen et gros calibre, selon l'OSDH.

"L'attaque est menée sur plus d'un front", a précisé M. Abdel Rahmane.

Selon un militant dans un village proche, "tous les bataillons rebelles ont été appelés à se joindre au combat".

Le journaliste de l'AFP a constaté que l'aviation, principal atout du régime, bombardait le secteur à intervalles réguliers tandis que des chars de la base tiraient sur les abords du camp pour empêcher la progression des rebelles.

Ces chars tiraient également en direction de Maaret al-Noomane, ville stratégique située à l'ouest de la base et tombée le 9 octobre aux mains des insurgés.

Jeudi, l'armée de l'air a bombardé intensément cette ville en grande partie désertée par ses 125.000 habitants, tuant 44 personnes dont plusieurs enfants, selon des secouristes. L'un des raids a touché et détruit deux immeubles et une mosquée proche, où étaient réfugiés femmes et enfants.

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