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Ahmadinejad pour l'arrêt des combats en Syrie, contre le départ d'Assad

18/10/2012 03:53 EDT | Actualisé 17/12/2012 05:12 EST

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s'est dit favorable à un arrêt des combats en Syrie mais contre la proposition turque d'un départ du président Bachar al-Assad, dans des déclarations publiées jeudi dans la presse koweïtienne.

"La poursuite des combats et des tueries d'innocents et de citoyens syriens sans armes (...) est inacceptable. Un cessez-le-feu doit être décrété et ensuite il faut engager un dialogue, a soutenu M. Ahmadinejad.

"La solution doit être syrienne et venir du peuple syrien", a-t-il ajouté dans ces déclarations accordées aux quotidiens koweïtiens, dont Al-Anbaa, durant sa participation au Koweït à un sommet asiatique.

Il a rejeté la proposition turque de remplacer M. Assad par son vice-président Farouk al-Chareh afin d'engager une transition en Syrie.

"Cela reviendrait à imposer une solution étrangère aux Syriens. La solution doit être syrienne et non imposée de l'extérieur et le peuple syrien doit décider par le moyen d'élections", a souligné le président iranien.

"Notre objectif principal est de rétablir la sécurité et la stabilité en Syrie" mais "la différence réside dans les moyens d'y parvenir", a-t-il expliqué à propos des approches de l'Iran et de la Turquie sur la Syrie.

"Certains pensent que des progrès peuvent être accomplis par le moyen de la guerre et nous pensons qu'ils doivent se faire par le dialogue national".

La Turquie soutient la proposition du médiateur international Lakhdar Brahimi d'une trêve en Syrie à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd al-Adha, a assuré mercredi son ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu.

La proposition de M. Brahimi est également soutenue par l'Iran, a ajouté M. Davutoglu, qui a précisé qu'elle avait été abordée lors d'un entretien entre le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et le président Ahmadinedjad en marge d'un sommet régional à Bakou (Azerbaïdjan) mardi.

La Turquie a pris fait et cause pour les rebelles qui luttent contre le régime de Bachar al-Assad, soutenu par l'Iran, et accueille sur son territoire plus de 100.000 réfugiés syriens.

oh/mh/feb

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