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WRC - Retraite de Loeb, retrait de Ford: le Mondial des rallyes change d'ère

17/10/2012 09:50 EDT | Actualisé 17/12/2012 05:12 EST

La pré-retraite de Sébastien Loeb, neuf fois champion du monde, et le retrait de Ford et Mini en tant que constructeurs officiellement engagés, vont modifier en profondeur la physionomie du Mondial des rallyes (WRC) en 2013, tout comme l'arrivée de Volkswagen et Hyundai.

A deux rallyes de la fin de la saison 2012, il est déjà possible de tirer les grandes lignes du WRC 2013 qui, avec le soutien sans faille de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) et un nouveau promoteur aux dents longues, Red Bull Media, espère devenir vraiment planétaire, comme la Formule 1.

Pilotes: qui après Loeb ?

La pré-retraite de l'Alsacien va permettre à de nombreux pilotes de viser à nouveau la victoire, voire même un titre mondial, à commencer par Sébastien Ogier et Jari-Matti Latvala, chez Volkswagen, Mikko Hirvonen et peut-être Dani Sordo, chez Citroën. La domination de Loeb, encore plus longue que celle de son ami Michael Schumacher en F1, dans sa période Ferrari, aura eu comme principale victime expiatoire le Norvégien Petter Solberg, dernier champion du monde de l'ère pré-Loeb. L'ogre Loeb n'a laissé que rarement des miettes de son festin à ses adversaires, ou même à ses coéquipiers. Leur patience va désormais être récompensée, et les bagarres seront acharnées entre prétendants à sa succession.

Constructeurs: Ford et Mini s'en vont, Volkswagen et Hyundai arrivent.

Même cause, mêmes effets côté constructeurs. Ford a jeté l'éponge cette semaine, épuisé par des années de lutte inégale, en termes de budget et de talent, contre Citroën et son phénomène. Mini aussi, car l'engagement en WRC, imaginé de A à Z par la société anglaise Prodrive, n'a jamais fait l'unanimité chez BMW, le propriétaire allemand de la marque britannique. L'arrivée l'an prochain du bulldozer Volkswagen, avec des moyens peut-être supérieurs à ceux de Citroën, limitait considérablement les perspectives de victoire, ou seulement de podium, pour Ford et Mini, dans une catégorie où les voitures semblent proches de la série, même si ce n'est pas le cas, et où le marketing doit s'appuyer sur des résultats concrets pour être efficace. Ford et Mini, avec des moyens minimum, ont vraiment fait le maximum. Reste à savoir si Hyundai, qui est tout de même l'un des plus gros groupes industriels coréens, mettra les moyens qu'il faut pour rivaliser avec Citroën et Volkswagen, ou subira le sort récent de Subaru et Suzuki, partis fin 2008 sans laisser d'adresse.

Promotion et calendrier: le statu quo, en attendant mieux ?

La FIA a cherché un promoteur pendant toute la saison 2012, après la faillite et les ennuis judiciaires de North One. En choisissant l'agence de promotion et de communication de Red Bull, le géant autrichien de la boisson énergétique, c'est tout un réseau de passionnés de sport, extrême ou pas, qui va être touché par le WRC, dans la foulée d'un partenariat très visible avec Citroën Racing ces dernières saisons. Le contrat est trop récent pour qu'on dispose de pistes précises mais une chose est sûre: le voeu du président de la FIA, Jean Todt, qui souhaite qu'il y ait plus de rallyes en dehors d'Europe (3 seulement en 2013), et que le WRC soit vraiment un sport d'envergure mondiale, fait certainement partie du cahier des charges accepté par Red Bull Media. Réponse en 2014.

dlo/smr

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