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Syrie: Washington continue de réfléchir à une zone d'exclusion aérienne

17/10/2012 05:43 EDT | Actualisé 17/12/2012 05:12 EST

Les Etats-Unis travaillent toujours avec leurs partenaires sur une éventuelle zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Syrie, a indiqué mercredi le département d'Etat, soulignant qu'aucune décision n'était prise sur ce projet complexe qui nécessite un mandat de l'ONU.

"Comme l'a dit la secrétaire (d'Etat Hillary Clinton) à de nombreuses reprises, nous examinons toutes les pistes pour tenter de mettre fin à la violence" en Syrie, a expliqué la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland.

Mme Clinton "a dit très clairement que nous continuions de parler à nos partenaires du pourquoi et du comment de certaines propositions, y compris d'une zone d'exclusion aérienne, mais nous n'avons pris aucune décision à ce stade", a ajouté Mme Nuland.

C'est la première fois depuis cet été qu'un responsable américain parle publiquement d'une "zone d'exclusion aérienne" pour la Syrie.

Cette idée, réclamée par l'opposition syrienne, tout comme les zones-tampons, avaient été évoquées en août par la communauté internationale, avant de disparaître du débat public.

Lors d'une conférence de presse à Istanbul le 11 août avec son homologue turc Ahmet Davutoglu, Mme Clinton avait été interrogée pour savoir si Washington et ses alliés envisageaient la mise en place de "zones d'exclusion aériennes".

Elle avait répondu: "Les sujets que vous évoquez sont exactement ceux que le ministre (turc) et moi-même souhaitons voir étudiés plus en profondeur". "C'est une chose de parler de toutes les actions possibles, mais vous ne pouvez pas prendre de sage décision sans l'avoir étudiée en profondeur et sans planification opérationnelle", avait-elle ajouté, sans jamais prononcer l'expression "no fly zone".

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian avait aussi parlé fin août d'une zone aérienne sur une partie de la Syrie, avant de juger le projet irréaliste.

Un responsable français de passage à Washington fin septembre l'avait relancé, assurant que Paris y travaillait avec notamment Ankara, Washington ou Londres. Il avait reconnu qu'une telle zone serait politiquement très difficile à mettre sur pied: elle requiert un feu vert du Conseil de sécurité, ce qui est exclu compte tenu de l'opposition de la Russie et de la Chine.

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