NOUVELLES

Sierra Leone: début de la campagne pour les élections générales du 17 novembre

17/10/2012 05:23 EDT | Actualisé 17/12/2012 05:12 EST

La campagne pour les élections générales (présidentielle, législatives et locales) du 17 novembre en Sierra Leone a débuté mercredi pour trois semaines, avec des candidats et listes présentés par neuf des dix partis politiques reconnus dans le pays, a annoncé la Commission électorale.

Pour la présidentielle, aucune candidature féminine n'a été enregistrée pour le poste de chef de l'Etat et "sur les neuf candidats à la vice-présidence, cinq sont des hommes et quatre des femmes", a déclaré à la presse la chef de la Commission électorale, Christiana Thorpe.

Au total, 586 candidats - dont 38 femmes - sont en lice pour renouveler les 124 sièges du parlement, a-t-elle indiqué.

Quelque 2,6 millions d'électeurs sont appelés aux urnes dans ce pays anglophone d'environ 5,5 millions d'habitants, qui a été ravagé par une guerre civile ayant fait quelque 120.000 morts en une décennie (1991-2001).

Le président Ernest Koroma, chef du Congrès du peuple (APC), est candidat à sa propre succession, avec à ses côtés le vice-président Sam Sumana. Au pouvoir depuis 2007, il se présente pour un second et dernier mandat, selon la Constitution sierra-léonaise.

Des observateurs politiques le donnent bien placé, avec pour principal adversaire un ancien chef militaire, Julius Maada, dirigeant du Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP, opposition).

Dans un communiqué publié mercredi, le bureau de l'ONU en Sierra Leone a appelé à des élections apaisées.

"Nous encourageons l'engagement continu des citoyens, des dirigeants et des institutions à poursuivre un dialogue politique constructif et la non-violence ainsi que le respect de la primauté du droit et des institutions pendant le processus électoral", a-t-il déclaré.

L'ambassadeur britannique à Freetown, Ian Hughes, a aussi exhorté à un vote pacifique et transparent qui pourrait mettre le pays "sur la voie du développement socio-économique".

Il a annoncé que son pays participait pour 3,2 millions de dollars (2,5 millions d'euros) au financement du scrutin.

L'ambassadeur américain Michael Owen a de son côté fait part d'un don de 4 millions de dollars (plus de 3 millions d'euros) pour la communication autour des élections et leur sécurisation.

rmj/cs/stb/sb

 

PLUS:afp