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Pauline Marois peu pressée de revoir le financement des écoles privées

17/10/2012 01:47 EDT | Actualisé 17/12/2012 05:12 EST

PARIS - La première ministre Pauline Marois a déclaré mercredi qu'il n'est présentement pas question de revoir le financement des écoles privées, malgré ce qu'une de ses ministres a évoqué la semaine dernière.

Mme Marois a expliqué que l'essentiel est d'augmenter le nombre d'élèves en difficulté qui sont admis dans le réseau scolaire primaire et secondaire privé.

«Il y a une position au programme du Parti québécois qui est celle de demander aux écoles privées d'accueillir davantage d'enfants en difficulté. C'est ça la position que nous avons», a-t-elle dit lors d'un point de presse.

«Une des hypothèses qui avaient été envisagées c'est de regarder, si à ce moment-là elles ne s'y conformaient pas, qu'on puisse revoir les subventions versées. Mais l'essentiel de la position, c'est que les écoles privées puissent accueillir plus d'enfants en difficulté.»

La semaine dernière, la ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, a déclaré que les établissements d'enseignement privé seront obligés d'accueillir tous les élèves, sans distinction, s'ils souhaitent obtenir la part de financement de 60 pour cent qui provient actuellement du gouvernement. Mme Malavoy a fait part de l'intention de mettre cette mesure de l'avant dès cette année.

En concluant une mission à Paris, Mme Marois a affirmé que la révision du financement au réseau privé n'est pas dans les plans du gouvernement.

À un journaliste qui évoquait la possibilité de couper dans ces sommes, Mme Marois a déclaré qu'à «ce moment-ci, non».

À Québec, le cabinet de Mme Malavoy a réagi en soutenant que cela ne contredit pas ce que la ministre avait déjà affirmé.

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