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McGill défend les recherches du Pr McDonald sur l'amiante

17/10/2012 04:08 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST

L'Université McGill affirme n'avoir constaté aucune preuve d'irrégularité dans les recherches du professeur J. Corbett McDonald portant sur les répercussions de l'amiante sur la santé.

C'est le commissaire à l'intégrité de la recherche de McGill, le Dr Abe Fuks, qui en est arrivé à cette conclusion, après une analyse exhaustive en réponse aux allégations d'inconduite en recherche visant le Pr McDonald.

En février dernier, David Eidelman, le doyen de la faculté de médecine de l'Université, a annoncé une révision de cette étude, en réaction à un reportage de l'émission Enquête de Radio-Canada. Celui-ci laissait entendre que les travaux de recherche menés par le Pr McDonald auraient pu être influencés par l'industrie de l'amiante.

J. Corbett McDonald, désormais à la retraite, a commencé à étudier les taux de mortalité associés à l'amiante en 1966, en examinant environ 11 000 mineurs québécois et des fibres d'amiante.

M. McDonald et son équipe de recherche ont publié une série d'études entre 1971 et 1998, financées en partie par une division de l'Association minière du Québec, un fait qu'aurait admis M. McDonald, selon l'Université McGill.

« Dans son rapport, le Dr Fuks indique que le professeur McDonald reconnaît clairement dans ses publications - les premières datant des années 1960 - avoir reçu un soutien financier de la part de l'industrie de l'amiante », lit-on dans le communiqué de McGill.

Mais le commissaire à l'intégrité de la recherche mentionne également qu'« il n'existe aucune preuve selon laquelle les commanditaires des travaux du professeur McDonald auraient exercé une quelconque influence sur les données ou les conclusions qui en ont découlé ».

L'université estime que « John Corbett McDonald et son équipe ont clairement démontré que l'amiante sous toutes ses formes augmente le risque du cancer du poumon, que les données qu'ils ont recueillies ont été corroborées par d'autres groupes et que leur solidité a résisté à de nombreux examens et enquêtes judiciaires ».

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