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Mali: l'Algérie ne veut pas de foyer d'insécurité à ses frontières (Premier ministre)

17/10/2012 03:23 EDT | Actualisé 17/12/2012 05:12 EST

L'Algérie ne veut pas d'un foyer d'insécurité qui risque de perdurer à ses frontières, a déclaré mercredi le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal en évoquant la crise au Mali.

"Nous ne voulons pas d'un foyer d'insécurité qui risque de perdurer", a indiqué M. Sellal cité par l'agence APS. "L'Algérie est pour la facilitation du règlement des problèmes (dans les pays en situation de conflit) afin d'éviter, à nos frontières, un abcès de fixation d'insécurité".

M. Sellal a souligné que l'Algérie "n'a pas de divergences (avec d'autres parties) comme le prétendent certains" sur le Mali, après que le Conseil de sécurité de l'ONU a voté vendredi une résolution pressant les pays ouest-africains de préciser leurs plans en vue d'une intervention militaire pour reconquérir le nord du pays contrôlé par des islamistes extrémistes.

L'Algérie privilégie une solution négociée au Mali voisin tout en n'excluant pas une intervention militaire qui, selon elle, doit être exclusivement africaine.

M. Sellal a réaffirmé que la position d'Alger sur le Mali était "très claire", insistant sur le fait qu'Alger demeurait attaché au principe de non ingérence dans les affaires internes des pays.

"Nous pensons qu'il est fondamentalement utile d'aider et de conforter le gouvernement (malien) pour qu'il puisse recouvrir son intégrité territoriale", a-t-il ajouté, notant que la position d'Alger prenait notamment en compte la lutte contre le terrorisme et les narcotrafiquants.

Samedi, le porte-parole des Affaires étrangères algériennes Amar Belani avait qualifié la résolution 2071 votée par le Conseil de sécurité de "positive" car elle "cristallise la convergence entre les différentes approches sur la table".

amb/sbh

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