POLITIQUE

Léo Housakos nie être intervenu pour nommer Robert Abdallah au Port de Montréal

17/10/2012 11:07 EDT | Actualisé 17/12/2012 05:12 EST
PC

OTTAWA - Le sénateur conservateur Leo Housakos jure n'être jamais intervenu pour faciliter la nomination de Robert Abdallah au Port de Montréal.

M. Abdallah, ancien directeur général de la Ville de Montréal, doit faire une sortie publique jeudi pour se défendre des allégations surgies à la Commission Charbonneau, au début du mois.

Le 2 octobre, Lino Zambito, témoin vedette de la commission depuis plusieurs jours, a affirmé que M. Abdallah était impliqué dans un système de pot-de-vin à la Ville de Montréal.

Au printemps 2011, des enregistrements téléphoniques sont apparus mystérieusement en ligne. On y entend deux entrepreneurs en construction discuter de la façon dont Dimitri Soudas pourrait les aider à nommer leur homme au port. Cet homme aurait été Robert Abdallah. Leo Housakos, qui n'était pas encore sénateur à l'époque, y était identifié comme intermédiaire probable.

«Leo, il fait des affaires pour moi, il vient à 11h, je vais commencer à lui parler si tu veux, s’il est prêt à mettre son chum Soudas dans le coup. Son chum Soudas, il peut tordre pas mal plus fort que d’autres», entend-on dire un des deux hommes.

Les deux entrepreneurs en construction qu'on croit reconnaître dans les enregistrements, Tony Accurso et Bernard Poulin, n'ont jamais commenté directement ces enregistrements et se sont contentés de rappeler que la loi interdit l'enregistrement et la diffusion de conversations privées.

Le sénateur Housakos n'avait jamais voulu commenter toute cette affaire. Mercredi matin à sa sortie de la réunion du caucus conservateur québécois, les journalistes lui ont demandé pourquoi il était identifié comme l'intermédiaire.

«C'est une très bonne question. Très bonne question», s'est-il contenté de dire sans offrir de réponse.

Il a néanmoins admis connaître M. Accurso. Invité à qualifier leur relation, il n'a pas voulu répondre non plus.

«Écoute, je n'ai aucun intérêt de répondre à votre question plus que ça. La seule chose que je vais vous dire: je n'ai jamais essayé d'influencer la décision politique du gouvernement fédéral. Puis period! (un point c'est tout)»

Il a dit que M. Abdallah, qu'il a connu sur son lieu de travail à la Ville de Montréal, ne lui a jamais demandé de l'aider à obtenir ce poste.

Plus encore, il a ajouté: «Je n'ai pas parlé avec M. Soudas à propos de cette nomination là. Je n'ai jamais essayé d'influencer cette nomination-là avec personne», a-t-il insisté.

M. Soudas, qui à l'époque était l'attaché de presse du premier ministre Stephen Harper, a admis avoir rencontré des membres du conseil d'administration du Port de Montréal pour vanter la candidature de M. Abdallah.

«Pour cette position, il a été proposé par la Ville de Montréal où il était directeur général de la ville et nous avons appuyé la nomination de la Ville elle-même», a tenté d'expliquer M. Harper au cours d'un point de presse le 4 octobre alors que le nom de M. Abdallah venait de surgir à la Commission Charbonneau.

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