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La sécurité renforcée autour de bâtiments officiels à Damas (AFP)

17/10/2012 09:12 EDT | Actualisé 17/12/2012 05:12 EST

Les mesures de sécurité ont été renforcées autour de bâtiments gouvernementaux dans la capitale Damas, par crainte d'éventuels attentats, a constaté l'AFP.

La mairie de Damas, dans le quartier de Salhié au coeur de la ville, est entourée de blocs de ciment. La grande artère du "29 mai", menant à ce bâtiment, a été fermée partiellement à la circulation, et des blocs de béton de plus d'un mètre de haut sont en train d'être installés tout au long de cette importante voie de circulation.

De même, près de l'agence officielle Sana, des blocs de béton et des chevaux de frise ont été disposés à quelques mètres de l'immeuble situé dans le quartier très fréquenté de Baramké (sud-ouest). A l'entrée principale, des soldats montent la garde près de sacs de sable.

Par ailleurs, deux des rues conduisant à la Banque centrale, sur la place Sabaa Bahrat, ont été partiellement fermées à la circulation. Quatre camions sont postés des deux côtés la Banque depuis cinq jours.

Le journal al-Watan, proche du régime, a parlé mercredi de "sévères mesures de sécurité autour des bâtiments officiels".

Depuis plusieurs mois, la sécurité a été renforcée dans la capitale, dont certains quartiers sont secoués par des affrontements entre rebelles et soldats, ou bombardés par le régime.

Des dispositifs de sécurité particulièrement importants ont été mis en place près des bâtiments de l'armée et des services de sécurité, par crainte d'attentats.

Des attaques ont par le passé visé le siège de l'Etat-major, celui des services de renseignements de l'armée de l'air, ou le quartier général de la police dans le coeur de Damas.

La fermeture de certaines artères à la circulation automobile, et la multiplication des points de contrôle d'identité provoquent d'interminables embouteillages dans le centre de la capitale, et obligent à de larges détours.

Le conflit en Syrie, déclenché en mars 2011 par la répression d'une contestation populaire contre le régime syrien, a fait plus de 33.000 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

rm/sk/cnp

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