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La CSQ ne peut retracer 8 M $ qui devaient être utilisés pour des professionnels

17/10/2012 02:38 EDT | Actualisé 17/12/2012 05:12 EST

MONTRÉAL - La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) s'interroge sur l'utilisation par les commissions scolaires de quelque 8 millions $ qui leur ont été versés par le gouvernement du Québec pour l'ajout de professionnels depuis deux ans et dont elle a perdu la trace.

La convention collective conclue en 2010 entre Québec et le personnel du réseau de l'éducation prévoyait en effet l'ajout ou le maintien de 420 professionnels — orthopédagogues, orthophonistes, psychologues, etc. — sur cinq ans.

Jusqu'ici, 17 millions $ ont été versés par Québec aux commissions scolaires précisément à cette fin, mais la CSQ ne peut en retracer que 9 millions $ et s'interroge sur la manière dont les commissions scolaires ont utilisé l'autre tranche de 8 millions $.

La CSQ et ses fédérations du réseau scolaire, réunies en Conseil général à Montréal, ont présenté mercredi les priorités qu'elles entendent défendre devant le nouveau gouvernement. Elles en ont profité au passage pour demander au gouvernement minoritaire et aux partis d'opposition de ne pas placer l'éducation au centre de leurs combats idéologiques.

Dans le cas des professionnels, elles rappellent au gouvernement péquiste qu'il s'est engagé à ajouter 600 ressources professionnelles dans le réseau en plus des 420 prévues à la convention collective.

Par ailleurs, elles estiment que la réussite scolaire doit demeurer l'objectif fondamental de tout le réseau et demandent au gouvernement Marois non seulement de mettre fin aux compressions budgétaires mais bien d'investir davantage dans l'éducation.

La centrale dénonce au passage le manque de suivi sur de nombreux engagements pris par la ministre de l'Éducation de l'époque, Line Beauchamp, lors de la Rencontre des partenaires en octobre 2010, notamment sur la question de l'intégration des élèves en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage.

La CSQ déplore également l'absence de bilan sur l'enseignement de l'anglais au premier cycle du primaire et sur l'introduction de l'anglais intensif en 6e année, estimant qu'il serait sage de faire le point sur l'impact de ces mesures avant de prendre quelque décision que ce soit à leur égard.

En contrepartie, elle encourage le gouvernement à aller de l'avant avec le projet de maternelles 4 ans dans les milieux défavorisés pour prévenir et mieux dépister les difficultés chez les élèves.

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