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Florence Cassez: Hollande fait "confiance" à la justice mexicaine

17/10/2012 01:46 EDT | Actualisé 17/12/2012 05:12 EST

PARIS - PARIS (Sipa) -- François Hollande a dit mercredi faire "confiance" à la Cour suprême mexicaine sur le cas de la Française Florence Cassez, détenue au Mexique.¶ "Nous faisons confiance à la Cour suprême pour en terminer avec cette situation que nous jugeons douloureuse, mais qui est dans la main, et dans la seule main de la justice mexicaine", a déclaré le chef de l'Etat, lors d'une déclaration à l'Elysée au côté d'Enrique Peña Nieto, président-élu de la République du Mexique, qu'il a reçu pour un déjeuner de travail.¶ "Nous respecteront scrupuleusement les décisions qui seront prises par la Cour suprême de justice", a affirmé de son côté le président-élu mexicain. "Je pense que cela a trop marqué les relations entre nos deux pays dernièrement", a jugé Enrique Peña Nieto, estimant qu'il faut "passer à autre chose".¶ Pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, de vives tensions avaient émergé entre Paris et Mexico autour du dossier de Florence Cassez, qui avaient conduit à l'annulation de l'année du Mexique en France en 2011. Nicolas Sarkozy avait souhaité dédier cet événement à Florence Cassez, ce qui avait provoqué l'indignation des autorités mexicaines.¶ Florence Cassez a été arrêtée en 2005 et a été reconnue coupable d'avoir participé à un réseau d'enlèvements, dirigé par son ancien petit ami, qui enfermait les victimes dans une propriété où la Française vivait, dans la banlieue de Mexico. Elle a nié toute implication dans le réseau et a affirmé qu'elle ne savait pas que des otages étaient détenus dans la maison.¶ La police mexicaine a admis avoir organisé un raid télévisé lors de son arrestation, prétendant libérer des otages dans un ranch. Le procureur général a ensuite reconnu que la Française avait été arrêtée la veille à l'extérieur du ranch. La police l'a ramenée dans le ranch et l'a forcée à participer à une mise en scène pour les caméras de télévision, une démonstration médiatique qui n'est pas inhabituelle au Mexique.¶ La Cour suprême mexicaine avait refusé en mars dernier de la libérer, elle qui a été condamnée à 60 ans de prison. Certains magistrats avaient cependant reconnu que ses droits n'avaient pas été respectés et que son cas devait être révisé. Un nouveau juge doit présenter une proposition sur les effets possibles de ces violations sur le dossier. Sa proposition sera soumise à un comité de cinq juges.¶ "On n'a jamais perdu l'espoir", a confié Me Franck Berton, l'avocat de la Française. "Il est ancré dans une décision de la Cour suprême, on attend le dépôt de ce rapport dans une quinzaine de jours. Après, il y aura une audience devant la Cour suprême, mais on peut peut-être attendre la fin du gouvernement de (Felipe) Calderon, même si on nous dit que cette décision n'est pas politique".¶ AP-sc/xjou1/mw

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