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Douanière blessée : l'accélération des procédures pour armer les agents est écartée

17/10/2012 08:51 EDT | Actualisé 17/12/2012 05:12 EST

Au lendemain d'une fusillade qui ablessé une douanière, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews, ne souhaite pas accélérer les procédures visant à armer les agents des services frontaliers.

Il craint que l'accélération de cette mesure compromette la sécurité.

L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) avait annoncé en 2006 qu'elle voulait armer ses 4800 agents d'ici 10 ans. Jusqu'à maintenant, un peu moins de la moitié ont été formés en conséquence.

L'agente blessée est dans un état stable

Lori Bowcock, qui a été atteinte par balle mardi, devrait se remettre entièrement de ses blessures, selon un représentant syndical.

Âgée dans la fin de la vingtaine, elle venait de quitter l'Ontario et d'emménager en Colombie-Britannique pour y travailler pour l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), a confirmé la Police provinciale de l'Ontario mercredi.

Elle se trouvait dans sa cabine au poste frontalier Peace Arch mardi quand un homme dans une fourgonnette blanche immatriculée dans l'État de Washington s'est arrêté, a tiré sur elle et s'est ensuite apparemment suicidé.

Atteinte au cou par le tireur, elle a été héliportée vers un hôpital depuis le poste frontalier Peace Arch, situé au sud-ouest de Vancouver.

Le porte-parole du syndicat des employés des douanes et de l'immigration, Jason Michael, a fait savoir mercredi que l'agente Bowcock devrait se remettre entièrement de ses blessures.

La police a confirmé l'identité du suspect. Il s'agit de Michael Crews, un résident de Bremerton dans l'État de Washington, âgé de 32 ans.

Le poste frontalier a rouvert mercredi un peu avant 16 h HAP.

Des témoins partagent ce qu'ils ont vu

D'après des témoins sur place, l'homme n'était pas garé près de la cabine depuis longtemps quand au moins un coup de feu a retenti.

Leann Dombraskee raconte qu'elle se trouvait à quelques voies plus loin et qu'elle avait une vue limpide de la fourgonnette. Selon son récit, un brouhaha s'est installé, tandis que les agents sont sortis de leurs cabines, ont commencé à faire passer les voyageurs puis ont fini par accourir avec des armes.

« Ensuite, il y a eu un autre coup de feu. Les agents criaient "mains en l'air", mais il s'était sûrement déjà tué à ce moment-là. Je ne crois pas que les agents aient eu à tirer », dit-elle.

Longue attente

Elle a pu passer la frontière, mais les autres qui sont arrivés quelques secondes plus tard ont dû attendre.

« Il y avait tous ces agents qui entouraient la fourgonnette, dans un chaos absolu. Des voitures de police sont arrivées. Vous pouviez les voir, les entendre et comprendre que quelque chose se passait », indique Dave Noble.

Après trois heures d'attente, les voitures ont de nouveau été autorisées à traverser la frontière.

La police affirme avoir récolté plusieurs dépositions de témoins et précise qu'elle épluche le contenu d'enregistrements vidéo.

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