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Diane Lemieux dit ne jamais avoir été témoin d'actes de collusion ou corruption

17/10/2012 02:27 EDT | Actualisé 17/12/2012 05:12 EST

MONTRÉAL - Diane Lemieux, qui a déjà été directrice du cabinet du maire de Montréal Gérald Tremblay, dit ne jamais avoir été témoin d'actes de collusion ou de corruption dans le domaine de la construction.

Mme Lemieux avait occupé ce poste entre novembre 2009 et décembre 2010. Elle avait également été candidate pour le parti Union Montréal dans Ahuntsic aux élections municipales de 2009.

Celle qui a également occupé les postes de ministre d'État au Travail et à l'Emploi et de ministre d'État à la Culture et aux Communications dans les gouvernements péquistes de Lucien Bouchard et de Bernard Landry, de 1998 à 2003, se dit fâchée et scandalisée de ce qu'elle apprend de la bouche des témoins qui défilent devant la juge France Charbonneau.

Rappelons que les allégations à l'endroit de l'administration du maire Gérald Tremblay se multiplient à la Commission Charbonneau. L'ancien entrepreneur Lino Zambito a notamment soutenu que le parti du maire, Union Montréal, percevait 3 pour cent de la valeur des contrats octroyés par la Ville de Montréal à partir de 2005.

Maintenant présidente-directrice générale de la Commission de la construction du Québec (CCQ), Mme Lemieux soutient que c'est d'un oeil attentif qu'elle suit les travaux de la Commission.

En entrevue à La Presse Canadienne, elle rappelle que la CCQ a pour mandat de repérer les comportements délinquants sur les chantiers de construction. Des inspecteurs travaillent à pied d'oeuvre directement sur les chantiers pour débusquer toute malversation, explique-t-elle.

«Ce qui nous intéresse (...) c'est d'essayer de comprendre les stratagèmes, les tactiques que les gens utilisent pour tenter de contourner les lois et les règlements. On veut, au bout du compte, être capable de repérer ça plus rapidement et donc on cherche à améliorer nos méthodes d'enquête», dit-elle.

Accès aux femmes

La CCQ a annoncé, mercredi, la relance du Programme d'accès à l'égalité des femmes dans l'industrie de la construction (PAEF), initialement mis sur pied en 1996, ainsi que la tenue d'une vaste consultation de tous les acteurs du milieu sur cet enjeu.

Il n'y a qu'un peu plus de 2000 femmes à travers le Québec qui travaillent dans l'industrie de la construction, ce qui représente environ 1,3 pour cent de la main-d'oeuvre.

«L'industrie s'était donné comme objectif d'avoir 2000 femmes à l'an 2000. Mais ça a pris 15 ans plutôt que trois ans pour y arriver. Il faut maintenant faire mieux», avance celle qui veut faire tomber les barrières.

«Il y a une sensibilité beaucoup plus grande de la part des employeurs du fait que c'est un vrai problème que tout un secteur économique ne soit pas accessible aux femmes», soutient Mme Lemieux, en ajoutant qu'il s'agit d'emplois bien rémunérés.

Elle fait valoir qu'une fenêtre intéressante sera présente au cours des prochaines années, puisque l'industrie devra recruter plus de 10 000 nouveaux travailleurs.

«Les gens portent un jugement sur le fait que cette industrie n'est pas capable d'absorber des clientèles différentes. Il y a les femmes, mais aussi les minorités. Je suis Montréalaise et on ne voit pas souvent de jeunes Noirs sur les chantiers. (...) Ce n'est pas normal que ce soit aussi fermé», conclut-elle.

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