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Deux soldats américains accusés du viol d'une jeune Japonaise

17/10/2012 11:42 EDT | Actualisé 17/12/2012 05:12 EST

TOKYO - Le ministre japonais de la Défense a déclaré mercredi être profondément inquiet des accusations de viol portées par une jeune femme contre deux soldats américains dans l'île d'Okinawa, dans le sud-ouest du Japon. Il a demandé aux États-Unis de prendre des mesures pour éviter que la situation ne se reproduise.

«C'est un crime très grave», a déclaré le ministre japonais de la Défense, Satoshi Morimoto, en ajoutant que l'affaire faisait suite à d'autres cas d'agressions sexuelles commises en août. Il a également exprimé son souhait de discuter de cette affaire avec le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta.

La police d'Okinawa a arrêté mardi deux soldats américains du corps des Marines rattachés à la base de Fort Worth, au Texas. Selon les médias japonais, les soldats, tous deux âgés de 23 ans, ont bu de l'alcool avant d'agresser une femme d'une vingtaine d'années alors qu'elle rejoignait son domicile à l'aube mardi.

Les deux hommes ont été placés en détention dans un poste de police japonais, selon le porte-parole de la préfecture d'Okinawa, Takashi Shirado.

Ces arrestations ont immédiatement suscité une vague de colère dans l'île japonaise, où sont basés plus de la moitié des 47 000 soldats américains présents au Japon. De nombreuses manifestations ont récemment eu lieu contre la venue de nouveaux appareils américains dans l'île, comme l'aéronef MV-22 Osprey.

«Le gouvernement des États-Unis est extrêmement inquiet des allégations récentes de mauvaise conduite de la part de deux membres de l'armée américaine», a déclaré l'ambassadeur américain John Roos, qui a promis la pleine coopération des États-Unis dans l'enquête.

«Cette affaire pourrait porter atteinte à l'alliance entre les États-Unis et le Japon en matière de Défense, à moins que des mesures spectaculaires ne soient prises», a déclaré le gouverneur d'Okinawa, Kazuhiro Nakaima. «Nous voulons que le gouvernement et son armée prennent des mesures plus bien plus sévères qu'une simple sanction disciplinaire ou autre clémence de la sorte», a-t-il ajouté

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