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Débat présidentiel américain: les principaux échanges entre Barack Obama et Mitt Romney

17/10/2012 04:26 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST

HEMPSTEAD, N.Y. - HEMPSTEAD, New York (Sipa) — Voici les principaux thèmes qui ont été traités lors du débat présidentiel entre le président candidat Barack Obama et le républicain Mitt Romney, dans la nuit de mardi à mercredi, à trois semaines de la présidentielle, le 6 novembre.

LIBYE

Mitt Romney a reproché à Barack Obama de ne pas avoir assumé immédiatement la responsabilité de l'attaque terroriste contre le consulat américain de Benghazi, en et d'avoir fait de la politique après une telle tragédie.

M. Obama a rétorqué qu'il avait qualifié l'attaque "d'acte terroriste" dès le lendemain: "la secrétaire d'Etat a fait un travail extraordinaire. Mais elle travaille pour moi. Je suis la Président et j'assume toute responsabilité. C'est pourquoi, je suis le premier à vouloir découvrir ce qui s'est réellement passé...

Le gouverneur Romney a un autre point de vue. Alors que nous étions toujours en train d'enquêter sur l'attaque, M. Romney a publié un communiqué qui essayait de sortir des points politiques de l'affaire. Ce n'est pas comme ça qu'un chef des armées doit agir".

Le candidat républicain s'est alors tourné vers le public en disant: "alors que ce genre d'attaque ne s'était pas produite depuis 1979, au lendemain de l'attaque où quatre Américains sont morts, le Président a pris un vol pour Las Vegas pour une levée de fonds pour sa campagne politique".

Visiblement gêné, M. Obama a déclaré qu'il avait fait une déclaration publique au jardin des roses de la Maison Blanche puis avait rejoint les familles des victimes.

"Le simple fait de suggérer que quelqu'un de mon équipe, que ce soit la secrétaire d'Etat ou notre ambassadeur des Nations unies ou n'importe quelle autre personne a fait de la politique ce jour-là est offensif. Nous n'agissons pas comme ça. Je n'agis pas comme ça en tant que Président et commandant en chef", a souligné le président candidat.

47% D'ASSISTÉS

Après le premier débat, beaucoup de démocrates avaient été surpris que Barack Obama n'utilise pas une la vidéo dans laquelle Mitt Romney estimait que "47% des Américains sont des assistés des politiques publiques".

Interrogé sur les couacs de la campagne, Mitt Romney a déclaré que l'équipe de campagne de M. Obama a montré une image de lui qui ne correspond pas avec la réalité, soulignant qu'il "se préoccupait de 100% des Américains".

M. Obama a riposté: "M. Romney a dit en petit comité que 47% des habitants du pays se considèrent comme des victimes qui refusent de prendre leurs responsabilités. Réfléchissez à ceux dont il parlait", citant des groupes de votants comme les personnes âgées bénéficiant de la Sécurité sociale, les anciens combattants, les étudiants et les militaires. "Je veux me battre pour eux... S'ils réussissent, ce pays va donc réussir", a-t-il ajouté.

LES FEMMES

Dans le but d'attirer le vote des femmes, M. Obama et M. Romney ont traité la question de la parité salariale.

Côté démocrate, M. Obama a mis en avant la première loi signée dans ce sens en 2009. M. Romney a raconté que beaucoup de femmes occupaient des postes administratifs importants lorsqu'il était gouverneur du Massachusetts.

Dans sa recherche de femmes qualifiées, M. Romney a déclaré qu'il s'est adressé à "plusieurs groupes femmes" en leur demandant "pourriez-vous nous aider ? Et elles ont ramené un classeur pleins de femmes", a-t-il dit.

Mitt Romney a donné une leçon d'économie en assurant que beaucoup de femmes avaient perdu leur travail pendant la crise mais qu'elles allaient le récupérer avec la croissance économique. Le président a demandé à Romney s'il était tout aussi engagé sur le plan santé au sujet des femmes car les républicains veulent mettre fin aux subventions attribuées au planning familial. "Ce n'est pas un problème, (M. Romney) qui concerne uniquement les femmes mais aussi les familles. C'est un problème économique de famille", a-t-il lancé.

OBAMA, LE COMBATIF

Barack Obama s'est montré très offensif, attaquant l'opposition de M. Romney sur le plan de sauvetage de l'industrie automobile conduite par les démocrates. "(Mitt Romney) aurait laissé couler (l'industrie automobile). Et nous aurions perdu des millions d'emplois. Mais ne m'écoutez pas, écoutez plutôt les directeurs de General Motors et Chrysler, dont certains sont républicains, qui auraient peut être soutenu M. Romney. Ils auraient cependant admis que son plan était voué à l'échec".

Le prestation du président sortant avait été jugée décevante lors du premier débat présidentiel il y a deux semaines. Les sondages avaient donné vainqueur le républicain Mitt Romney.

Lors du deuxième débat, M. Obama a accusé M. Romney de laisser les compagnies pétrolières écrire les politiques énergétiques, tout en accusant son adversaire d'avoir "adopté une position beaucoup plus extrême quant à la politique sociale" que le dernier président républicain, George W. Bush.

Barack Obama s'est adressé directement à Mitt Romney pendant tout le débat, contrairement à la dernière fois. A plusieurs occasions, le président candidat a accusé le candidat républicain de mentir, en répétant "ce que vous dites n'est pas vrai".

FACE A FACE TENDU

Mais M. Obama n'a pas été le seul à se montrer combatif. M. Romney n'a pas baissé les bras lors des attaques du démocrate.

Leurs échanges ont été très animés, amenant la modératrice du débat Candy Crowler à calmer les esprits à des moments. "Gouverneur Romney, faites court".

"Je vais juste faire un point" a rétorqué le candidat républicain. "Je suis habitué à être interrompu," a lancé M. Obama.

DES PIQUES

M. Obama a reproché à M. Romney son riche patrimoine financier. Mitt Romney a répliqué demandant au président le montant de sa retrait. "Je ne regarde pas ma retraite. Elle n'est pas si importante que la vôtre donc ça va vite", a ironisé M. Obama.

M. Romney a critiqué quant à lui le politique économique du président Obama. "La classe moyenne a souffert ces quatre dernières années, la création d'emplois a été rare," a-t-il déclaré. M. Obama a lui blâmé l'ancien gouverneur du Massachusetts de cacher ses plans sur le budget. "Nous n'avons rien entendu à part Big Bird et la fin des subventions au planning familial".

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