La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) donne rendez-vous au Palais des congrès de Montréal, les 16 et 17 octobre, pour son congrès annuel. Diverses activités sont au menu pour les employeurs et travailleurs qui désirent rendre leur lieu de travail plus sécuritaire.

En plus d'un salon réunissant kiosques d'information, partenaires et fournisseurs, les participants peuvent assister à de multiples conférences. Le 17 octobre, il y aura notamment des séances sur la banalisation des risques au travail, le mieux-être psychologique et le retour au travail après un congé de maladie. De plus, une causerie-midi animée par le président-fondateur d'IntelligenceSanté, Luc-Richard Poirier, abordera la conciliation excellence et performance au travail.

Un tel événement permet de souligner l'importance de la sécurité dans les lieux de travail. Le porte-parole de la CSST, Jacques Nadeau, rappelle que l'organisation subventionne des formations en secourisme qui peuvent s'avérer bien utiles.

La ligne d’approche de la CSST est claire : les travailleurs doivent être prêts à intervenir « n’importe où, en tout temps ». C’est le cas notamment de Caroline Léveillée, employée chez Canadian Tire, qui a secouru un collègue souffrant d’un malaise cardiaque. La formation de la CSST lui a permis d’utiliser le défibrillateur du magasin et ainsi sauver la vie du jeune homme. « Maintenant, quand je le vois, ça me fait un petit velours », raconte-t-elle, visiblement fière de son exploit.

La CSST donne un nouveau souffle aux techniques de réanimation cardiorespiratoire (RCR). Plus question de commencer par le bouche-à-bouche lors d’un arrêt cardiaque. Depuis le 1er janvier dernier, les spécialistes recommandent de procéder à un massage vigoureux au thorax, pour ensuite donner de l’oxygène par les voies respiratoires. Michel Viau, coordonnateur provincial de la Fondation des maladies du coeur, offre des démonstrations de cette nouvelle façon de procéder pendant le congrès.

Tout comme pour Caroline Léveillée, la nouvelle technique de RCR pourrait inciter plus de personnes à pratiquer la technique RCR dans de plus brefs délais. « Comme ça, on aide monsieur et madame tout le monde. Ce n’est pas tout le monde qui veut faire le bouche-à-bouche », illustre Diane Verreault, chef du Service de la qualité des soins chez Urgences-santé. Mais dans une situation d’urgence, chaque seconde est comptée. « Le plus vite on commence les compressions, le plus vite on pourra réanimer la victime », explique Johane Lafleur, coordonnatrice senior de secourisme en sécurité aquatique de la Croix-Rouge.

Malgré tout, elle rappelle que tous doivent s’assurer de maintenir leurs connaissances en matière de sécurité à jour. Selon une récente étude de la Croix-Rouge, seulement 17 % des Québécois détiennent un certificat de secourisme valide.

La technique de RCR sera intégrée à la formation de la CSST Secourisme en milieu de travail, offerte à 100 000 personnes chaque année. « Il est essentiel non seulement que des travailleurs soient formés, mais que leurs connaissances soient maintenues à jour et ce, de façon continue », rappelle le chef de la direction de la CSST Michel Després.