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17 octobre 1961: Alger salue "les bonnes intentions" de la France

17/10/2012 03:38 EDT | Actualisé 17/12/2012 05:12 EST

Le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal a salué mercredi "les bonnes intentions" manifestées par la France pour tourner la page de la répression sanglante de la manifestation du 17 octobre 1961 dont ont été victimes des citoyens algériens, mais sans oublier ces faits.

M. Sellal, cité par l'agence APS, a souligné que la visite attendue du président français François Hollande en Algérie constituerait un gage de la volonté de tourner cette page de l'histoire sans toutefois signifier, a-t-il insisté, l'oubli.

M. Hollande a déclaré mercredi que la France "reconnaît avec lucidité" la "tragédie" qu'a constitué la répression "sanglante" de la manifestation d'Algériens à Paris le 17 octobre 1961, qui avait fait des dizaines de morts.

"Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression", a déclaré M. Hollande, selon un communiqué de l'Elysée.

"La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes", a-t-il ajouté.

Le 17 octobre 1961, à l'appel du FLN (Front de libération nationale) algérien, des milliers de manifestants avaient bravé un couvre-feu imposé en pleine guerre d'Algérie aux "Français musulmans d'Algérie".

Jetés dans la Seine, tués par balle ou morts le crâne fracassé par des manches de pioche ou des crosses de fusil: selon les sources, de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de personnes sont mortes au cours de la répression de la manifestation pacifique.

amb/sbh

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