NOUVELLES

Une poursuite pour concurrence déloyale est intentée contre Gildan

16/10/2012 05:41 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST

La bataille menée par Vêtements de sport Gildan pour gagner de l'espace sur les tablettes aux dépens des grandes marques Fruit of the Loom et Hanesbrands se retrouve en cour. L'entreprise de Montréal est poursuivie aux États-Unis pour avoir vendu des vêtements de l'une de ses concurrentes après en avoir remplacé les étiquettes.

Russell Brands, une filiale de Fruit of the Loom, accuse Gildan d'atteinte à sa marque de commerce et de concurrence déloyale pour avoir vendu pour environ 100 000 $ de ses vêtements de la marque Jerzees. Elle prétend que des étiquettes Gildan ont été ajoutées aux vêtements ou que des étiquettes Jerzees ont été « arrachées » et remplacées par des étiquettes Gildan.

Russell Brands, qui a déposé sa poursuite devant un tribunal du Kentucky, ne cherche pas à obtenir des dommages-intérêts spécifiques. La compagnie a refusé de faire quelque commentaire que ce soit à ce sujet.

Fruit of the Loom est une filiale de Berkshire Hathaway, société appartenant au milliardaire américain Warren Buffett.

La poursuite survient quelques semaines après que Gildan eut remplacé Russell Brands à titre de fournisseur de vêtements molletonnés pour hommes et garçons auprès des magasins Dollar General aux États-Unis.

L'entreprise de Montréal a dû acheter des stocks de vêtements Jerzees d'une valeur d'environ un million de dollars américains quand elle a remporté le contrat de Dollar General, qu'elle approvisionne maintenant avec sa marque Gildan Smart Basics.

Ces stocks auraient normalement dû être écoulés sur le marché secondaire, avec les étiquettes de la marque originale.

Le chef des services financiers et administratifs de Gildan, Laurence Sellyn, a indiqué mardi que Gildan procédait actuellement à une vérification interne afin de déterminer de quelle façon était survenue l'erreur, commise à l'un des centres de distribution de la société aux États-Unis.

M. Sellyn, qui a qualifié l'erreur de « petit pépin », a assuré que personne au siège social de Gildan n'était au courant du transfert d'étiquettes.

« C'était certainement une erreur fâcheuse », a-t-il déclaré lors d'un entretien.

« Nous ne souhaitons pas compromettre notre propre marque, dont nous sommes très fiers, en la confondant avec le produit d'un concurrent », a ajouté M. Sellyn.

Gildan traite cette affaire de façon à ce qu'elle ne reproduise jamais, a enfin assuré M. Sellyn.

Gildan fabrique et vend des vêtements de base, mais l'entreprise cherche à mousser les ventes de ses propres chaussettes, sous-vêtements et vêtements de sport portant la marque Gildan.

La société contrôle quelque 30 % du marché des chaussettes, mais elle n'est pas aussi présente au sein des marchés des sous-vêtements et des vêtements de sport.

Les actions de Vêtements de sport Gildan ont terminé la séance de mardi à 33,53 $ à la Bourse de Toronto, en hausse de 1,08 $, soit un peu plus de 3,3 % par rapport à leur précédent cours de clôture.


PLUS: