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Tunisie: la classe politique recherche un consensus sur la Constitution

16/10/2012 07:51 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST

La classe politique tunisienne était réunie mardi à Tunis pour négocier un consensus sur le contenu et le calendrier d'adoption de la Constitution en présence du président Moncef Marzouki et le Premier ministre Hamadi Jebali, un islamiste malgré le boycott de leurs partis.

Ce vaste rassemblement de plus de 40 partis s'est ouvert au Palais des Congrès, à l'initiative de l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) pour sortir des tiraillements qui retardent la rédaction du texte fondateur de la Tunisie post-révolutionnaire par l'Assemblée nationale constituante (ANC).

"Les tiraillements se sont multipliés, les conflits se sont accentués" depuis la révolution de 2011 qui a renversé le président Ben Ali, relève le secrétaire général de l'UGTT Houcine Abessi dans le quotidien La Presse.

"On a pensé qu'une force devait émerger pour lancer une initiative afin de faire retomber les tensions et réunir autour d'une table les protagonistes", a-t-il expliqué.

Signe des conflits persistants, deux des trois partis de la coalition au gouvernement, les islamistes d'Ennahda et le Congrès pour la République du président Marzouki, ont annoncé lundi boycotter la réunion en raison de la présence d'un parti d'opposition honni, Nidaa Tounès (l'Appel de la Tunisie).

Cependant, mardi matin, le chef de l'Etat et le Premier ministre se sont rendus à la réunion organisée par l'UGTT. M. Marzouki a indiqué dans un communiqué soutenir "toutes les initiatives visant à rassembler les forces nationales".

Ce "dialogue national" intervient après que la coalition au pouvoir --Ennahda et ses alliés de centre gauche CPR et Ettakatol-- a annoncé dimanche avoir enfin trouvé un compromis sur la nature du futur régime politique et sur l'organisation de législatives et d'une présidentielle le 23 juin.

Cependant, il leur faut trouver un consensus plus large, la Constitution devant être adoptée par une majorité des deux tiers des députés de l'ANC.

alf/hj

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