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Syrie: les rebelles respecteront la trêve si le régime l'applique d'abord (CNS)

16/10/2012 03:10 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST

Le Conseil national syrien, principale coalition de l'opposition en exil, a accueilli favorablement mardi l'appel de l'émissaire international Lakhdar Brahimi à une trêve fin octobre, affirmant toutefois qu'il ne respecterait le cessez-le-feu que quand le régime syrien l'aura fait.

Les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), composée de déserteurs et de civils ayant pris les armes, "ne font que se défendre et il est normal qu'ils arrêtent les hostilités quand la machine de guerre du régime l'aura fait", a déclaré à l'AFP le chef du CNS, Abdel Basset Sayda, qui se trouvait à Doha.

"Nous accueillons favorablement tout arrêt des tueries" mais "nous pensons que l'appel s'adresse en premier lieu au régime syrien qui ne cesse de pilonner les villes et les localités syriennes", a-t-il encore dit.

M. Brahimi, qui se trouvait dimanche à Téhéran dans le cadre d'une tournée visant à trouver une issue à la guerre civile en Syrie, a appelé les autorités iraniennes, alliées de Damas, à aider à la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu à l'occasion de l'Aïd al-Adha, une des fêtes musulmanes les plus sacrées, qui sera célébré du 26 au 28 octobre.

Le gouvernement syrien a affirmé de son côté mardi qu'il était prêt à étudier la proposition de l'émissaire international.

Mais, a souligné le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Jihad Makdissi, pour mettre fin aux violences, les insurgés et les pays qui les soutiennent doivent être aussi impliqués.

"Nous avons hâte de parler avec M. Brahimi pour voir quelle est la position des autres pays influents auxquels il a parlé lors de sa tournée (...) Vont-ils faire pression sur les groupes armés qu'ils hébergent, financent et arment, de façon à ce qu'ils respectent le cessez-le-feu ?", a-t-il dit à l'AFP.

Outre l'Iran, M. Brahimi s'est rendu en Arabie saoudite, un pays très critique envers Damas, et en Turquie, qui soutient les rebelles syriens et accueille certains commandants sur son sol.

M. Sayda était interrogé à la fin d'une réunion à Doha du secrétariat général du CNS -- qui regroupe 35 personnes -- consacrée, selon lui, à la préparation de sa réunion prévue entre les 4 et 7 novembre également dans la capitale du Qatar.

Il a été notamment décidé, a-t-il ajouté, d'élire lors de cette prochaine réunion l'instance dirigeante et de restructurer le CNS et d'élargir sa composition à quelque 400 membres.

fb/mh/vl/feb

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