NOUVELLES

Qui succédera à Dalton McGuinty?

16/10/2012 07:43 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST

La liste des successeurs potentiels de Dalton McGuinty, qui a annoncé lundi sa démission prochaine, est longue. Plusieurs ministres libéraux pourraient se lancer dans la course à la direction du parti.

Le nom du ministre des Finances, Dwight Duncan, est sur les lèvres de tous les observateurs. M. Duncan a acquis une bonne réputation dans le milieu des affaires, mais son plan d'austérité pour éliminer le déficit provincial a suscité une levée de boucliers dans le monde syndical. M. Duncan était en lice pour la direction du Parti libéral en 1996, mais il s'était incliné devant Dalton McGuinty. Il parle un peu français.

La ministre des Affaires municipales, Kathleen Wynne, pourrait elle aussi être candidate. Elle s'était même permis de critiquer son chef en septembre dernier à la suite de la défaite des libéraux dans la circonscription de Kitchener-Waterloo lors d'une élection partielle. Le premier ministre Dalton McGuinty espérait remporter le scrutin pour regagner sa majorité à l'Assemblée législative. Mme Wynne avait attribué le revers des libéraux à la ligne dure adoptée par M. McGuinty à l'endroit des enseignants. Elle pourrait ramener le parti plus au centre-gauche. L'ancienne ministre de l'Éducation est ouvertement gaie.

Le ministre de l'Énergie, Chris Bentley, aurait aussi l'ambition de devenir le chef libéral. Toutefois, sa réputation a été ternie par la controverse entourant l'annulation de deux projets de centrales électriques. Coup de chance pour lui, néanmoins, la motion d'outrage à la législature dont il faisait l'objet est morte au feuilleton, grâce à la prorogation de l'Assemblée législative.

Le nom de l'ancien maire d'Ottawa et ministre des Transports, Bob Chiarelli, est aussi cité par les observateurs, tout comme celui de la ministre de la Santé, Deb Matthews.

Parmi les autres candidats pressentis : les députés libéraux Brad Duguid, Glen Murray et John Milloy.

La ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, a déjà confirmé qu'elle ne serait pas candidate.

Retour en politique?

L'ancien ministre de la Santé et vice-premier ministre George Smitherman n'a pas fermé la porte, mardi matin, à une possible candidature. Il a même accordé à ce sujet une entrevue à une chaîne d'information continue de Toronto. La réputation de ce candidat défait à la mairie de la Ville Reine a, toutefois, été entachée par le scandale de l'agence provinciale cyberSanté.

PLUS: