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Obama ironise sur la fermeté affichée de Romney vis-à-vis de la Chine

16/10/2012 10:43 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST

Le président américain Barack Obama a ironisé mardi soir sur la fermeté affichée à l'égard de Pékin de son adversaire républicain Mitt Romney, alors que ce dernier investit dans "des entreprises qui sous-traitent vers la Chine".

"Gouverneur, vous êtes la dernière personne qui va se montrer ferme envers la Chine", a lancé le président démocrate sortant lors du débat à Hempstead (près de New York), alors que M. Romney n'a cessé de promettre que s'il était élu il sévirait à chaque fois que Pékin tenterait de "tricher" sur la valeur de sa monnaie.

"La Chine manipule sa monnaie (...) elle triche depuis des années", a martelé le candidat républicain, dénonçant le manque de fermeté de l'administration Obama à son égard.

M. Obama a répondu que M. Romney, ancien entrepreneur de capital-risque multimillionaire, avait "investi dans des entreprises pionnières dans les délocalisations vers la Chine" et qu'il "investit actuellement dans des entreprises qui fabriquent du matériel de surveillance pour la Chine afin qu'elle puisse espionner ses propres ressortissants".

Le président démocrate faisait allusion à un article du printemps dernier du New York Times qui enquêtait sur les investissements dans le secteur de la vidéo-surveillance en Chine du fonds Bain Capital, dont M. Romney fut le fondateur.

Le candidat républicain a alors tenté de contre-attaquer en demandant au président si son fonds de pension pour sa retraite ne contenait pas d'investissements dans des pays à faibles coûts du travail, comme la Chine.

"Je ne regarde pas mon fonds de pension. Il n'est pas aussi gros que le vôtre. Je ne le vérifie pas aussi souvent", a répliqué M. Obama.

En campagne fin septembre dans l'Ohio (nord), Barack Obama avait déjà ironisé sur l'intransigeance affichée par Mitt Romney face à la Chine, comparant son adversaire républicain à "un renard qui nous dit que nos poulaillers doivent être renforcés".

Dans leurs campagnes électorales, M. Obama comme M. Romney ont régulièrement recours au thème de la fermeté face à la Chine, à la fois partenaire économique et concurrent géopolitique de Washington.

Ces attaques sont récurrentes lorsque le président ou son adversaire se rendent dans l'Ohio, un Etat abritant de nombreux sous-traitants de l'automobile qui ont souffert de la concurrence d'entreprises chinoises.

bur-nr/sam

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