Si Obama est réélu, il pourra remercier le couple Clinton

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BILL AND HILLARY CLINTON
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Si Barack Obama est réélu le 6 novembre, il pourra remercier les Clinton: Bill fut son plus talentueux défenseur lors de la convention démocrate, Hillary se pose désormais en rempart face aux attaques des républicains sur l'affaire Benghazi.

"On ne peut qu'admirer les Clinton: Bill et Hillary Clinton en ont fait plus que Barack Obama lui-même pour sa propre réélection", a lancé sur Fox News l'un des ennemis politiques de l'ancien président américain, le républicain Newt Gingrich. De fait, abonde Costas Panagopoulos, analyste à l'université Fordham, "le président (Obama) gagnera ou perdra sur son bilan (...) mais s'il est réélu, il en sera grandement redevable aux Clinton".

Alors que le président Obama affronte mardi, pour leur second débat, le candidat républicain à la Maison Blanche Mitt Romney, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton et son mari, l'ancien président Bill Clinton, monopolisent l'attention des médias, à l'image de la domination qu'ils exercent depuis deux décennies sur le camp démocrate.

Dans des entretiens accordés lundi soir aux grandes télévisions américaines qui l'accompagnaient au Pérou, Hillary Clinton a assuré qu'elle "assumait la responsabilité" des conséquences de l'attentat du 11 septembre contre le consulat américain à Benghazi, en Libye, une affaire qui provoque une tempête politique aux Etats-Unis avant la présidentielle.

La chef de la diplomatie américaine a ainsi voulu protéger le président Obama et son vice-président Joe Biden des attaques répétées des républicains à propos de failles présumées en matière de sécurité et de renseignement en Libye.

Le sénateur républicain John McCain, qui fut candidat contre M. Obama en 2008, ne s'y est d'ailleurs pas trompé en saluant le "geste louable" de Mme Clinton, "surtout quand la Maison Blanche tente d'échapper à toute forme de responsabilité".

Début septembre, c'était Bill Clinton qui enflammait la convention démocrate d'investiture de Barack Obama. Dans un discours de près d'une heure, longuement ovationné, M. Clinton s'était lancé dans un vibrant plaidoyer en faveur de son successeur démocrate à la Maison Blanche, disant croire en lui "de tout coeur" pour redresser l'économie.

M. Clinton doit encore soutenir M. Obama en campagne dans l'Ohio et le Wisconsin.

L'ancien président (1993-2001) âgé de 66 ans, toujours extrêmement populaire, a longtemps été en froid avec M. Obama, de 15 ans son cadet, après les terribles primaires de 2008 perdues par son épouse Hillary Clinton.

Les observateurs qui connaissent bien les arcanes du camp démocrate ne croient pas à une amitié soudaine entre les Clinton et le président Obama.

Mais ces as de la politique font montre d'un respect mutuel.

De toutes façons, relève un ancien conseiller de la campagne des Clinton, l'ex-président "n'a rien à perdre" en soutenant M. Obama.

Si le président est battu par Mitt Romney, M. Clinton restera comme celui qui l'a soutenu dans son combat et avant tout comme l'unique président démocrate depuis la Seconde guerre mondiale à avoir fait deux mandats, de surcroît en pleine expansion économique dans les années 1990.

Si M. Obama est réélu, M. Clinton aura sa place dans l'Histoire pour avoir aidé les démocrates à garder pendant huit ans les clefs de la Maison Blanche.

Washington bruisse aussi de rumeurs sur une candidature de Mme Clinton pour la présidentielle de 2016.

La secrétaire d'Etat, qui a silloné la planète depuis janvier 2009, a maintes fois assuré qu'elle "arrêtait la politique". Elle aura certes 68 ans en novembre 2016, mais le couple Clinton reste si populaire après 20 ans au sommet que beaucoup d'experts ne croient pas à une fin de carrière politique.

col-nr/jca

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