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Obama accuse Romney d'avoir fait de Benghazi une affaire politique

16/10/2012 10:52 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST

Le président américain Barack Obama a accusé mardi son adversaire républicain Mitt Romney d'avoir fait de l'attaque du consulat de Benghazi le 11 septembre une affaire politique.

"Essayer de marquer des points politiques, ce n'est pas comme cela qu'opère un commandant en chef. Vous ne pouvez pas transformer la sécurité nationale en une affaire politique", a lancé le président Obama, épinglant son adversaire républicain pour ses accusations "insultantes", lors de leur second débat présidentiel.

L'attaque contre le consulat américain de Benghazi, qui a coûté la vie à l'ambassadeur en Libye et à trois autres agents américains, a provoqué une tempête politique aux Etats-Unis à l'approche de la présidentielle du 6 novembre.

Les républicains emmenés par Mitt Romney reprochent au gouvernement démocrate du président Obama des failles en matière de sécurité et de renseignement avant l'assaut du consulat et brocardent leurs opposants pour avoir tardé à reconnaître qu'il s'agissait d'un "attentat terroriste" impliquant Al-Qaïda.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton et l'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice sont particulièrement visées par les républicains.

"Suggérer qu'une personne de mon équipe, qu'il s'agisse de la secrétaire d'Etat, de notre ambassadrice à l'ONU, ou de qui que ce soit, ferait de la politique politicienne (...) au moment où nous avons perdu quatre des nôtres, c'est insultant", a dit M. Obama.

"Ce n'est pas ce que nous faisons. Ce n'est pas ce que je fais en tant que président, ce n'est pas ce que je fais en tant que commandant en chef", a encore lancé le président Obama en fixant du regard son adversaire Mitt Romney, avant de tourner les talons et d'aller se rasseoir.

M. Romney a répliqué vivement en s'en prenant à la politique du président Obama au Proche-Orient. "La politique du président dans tout le Moyen-Orient a commencé par une tournée d'excuses et une stratégie consistant à diriger sans monter en première ligne, et cette stratégie tombe en pièces sous nos yeux", a assuré M. Romney, en faisant notamment référence à la Libye et à la Syrie. bd-col/nr/jca

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