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Mondial-2014/Qualif. - Ramos, mi-figue mi-raisin contre les Bleus

16/10/2012 05:13 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST

Le défenseur central de l'Espagne Sergio Ramos s'est signalé, mardi à Vicente-Calderon, par un but plein d'opportunisme à la suite d'un corner, mais a souffert comme toute la Roja en deuxième période face aux Bleus (1-1), en match de qualifications pour le Mondial-2014.

Paradoxalement, le Madrilène aura même rendu mardi une meilleure copie en attaque qu'en défense, où il a notamment souffert dans son duel personnel avec son compagnon de club Benzema.

Monté sur un corner tiré par Xavi Hernandez, le défenseur madrilène aura ouvert le score pour les siens d'une tête puissante qui s'est fracassée sur la barre de Lloris avant, dans la même action, de ne pas manquer une seconde opportunité, arrivée sur une remise de Pedro (26).

Comme s'il souhaitait imiter son compagnon de sélection Puyol, spécialiste de ce genre d'actions, le Merengue de 26 ans aurait même pu récidiver en seconde période sur une nouvelle tête à l'issue d'un corner (70).

Mais à côté de ce coup d'éclat offensif, le Madrilène n'est pas apparu au meilleur de sa forme en défense, devant finalement s'incliner comme tous ses partenaires face à l'insistance de Giroud et compagnie.

Ramos ne se sentait-il pas tout à fait à l'aise avec Sergio Busquets, aligné à ses côtés en l'absence de Puyol et Piqué, blessés, ou se ressentait-il encore des problèmes musculaires qui l'avaient amené à ne pas s'entraîner dimanche ? Toujours est-il qu'il est apparu plus d'une fois en difficulté face aux coups de griffe du "chat" Benzema.

Ramos a longtemps été servi par la chance: sur un coup franc de Ribéry, Benzema échappait complètement à la vigilance de son coéquipier merengue et pouvait remettre à loisir de la tête pour Menez, qui faisait mouche. Mais Ramos et les siens étaient alors sauvés par un hors-jeu très douteux (41).

Et en seconde période, Benzema s'est plusieurs fois joué de son coéquipier de club, avant que celui-ci ne doive subir la loi de Giroud, buteur providentiel pour les Bleus.

Malgré tout, les chiffres parlent en sa faveur: sur les huits derniers matches officiels de la Roja, tous joués avec le Madrilène comme titulaire, Casillas n'aura encaissé qu'un seul but... celui, justement, de Giroud.

Ultime rempart d'une défense souvent débordée mardi, le Madrilène a toutefois longtemps aidé l'Espagne à se maintenir à flots.

Le défenseur natif de Camas, en Andalousie, tourne malgré tout grâce à son but la page d'un début de saison difficile en club, où il avait subi l'ire de son entraîneur José Mourinho.

Relégué sur le banc contre Manchester City en Ligue des champions (victoire du Real 3-2) au profit du jeune Raphaël Varane avant d'entamer ouvertement un bras de fer avec "Mou" en prenant la défense d'Özil, lui aussi condamné à cirer le banc, Ramos sera passé par une sorte de purgatoire en ce début de saison.

Un purgatoire qui s'est achevé mardi pour Ramos, sans que le Madrilène ne frappe pour autant à la porte du paradis.

cle/jr

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